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§ 01 · Histoire et modèles

Interlagos, Bulgaralpine, Dinalpin — les A108/A110 sous licence au Brésil, en Bulgarie et au Mexique

Alpine A110 (Berlinette) · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Au-delà du cas espagnol de FASA-Renault, de loin le plus important (voir FASA-Renault et l'A110 espagnole — le plus gros partenaire industriel d'Alpine), la berlinette Alpine a connu une diffusion internationale sous licence dans trois autres pays, chacun avec sa propre appellation commerciale.

Brésil : l'« Interlagos » de Willys-Overland (1962-1966)

Entre 1962 et 1966, l'industriel Willys-Overland construit au Brésil environ 1 500 Alpine A108 (aux cylindrées 845, 904 et 998 cm³) sous le nom d'« Interlagos » — référence directe au circuit automobile de São Paulo. Trois carrosseries sont proposées localement : Coupé Sport, cabriolet et berlinette.

Bulgarie : la « Bulgaralpine » (1968-1970)

Entre 1968 et 1970, environ 200 A110 S à moteur 1 108 cm³ sont assemblées en Bulgarie sous le nom de « Bulgaralpine », à partir de composants badgés « Interlagos » fournis directement par l'usine de Dieppe. Cet assemblage résulte d'une coopérative formée entre les entreprises bulgares SPC Metalhim et ETO Bulet, dont la collaboration avec Renault donnera également naissance, dans un second temps, à Bulgarrenault. Une Bulgaralpine figurait d'ailleurs parmi les engagées du Rallye de Monte-Carlo 1971 (voir Rallye de Monte-Carlo 1971 — la première victoire mondiale d'Alpine) — signe que cette production, bien que confidentielle, alimentait aussi une petite scène compétition locale.

Mexique : le « Dinalpin » de Nacional Diesel/DINA (1964-1972)

L'A110 est également produite sous licence au Mexique entre 1964 et 1972 par Nacional Diesel (DINA), un industriel qui assemblait par ailleurs déjà des véhicules Renault localement, sous le nom de « Dinalpin ». Environ 300 berlinettes à moteur 956 cm³ sont produites entre 1964 et 1967, suivies d'environ 200 variantes à moteur 1 108 cm³ jusqu'en 1972.

Une diffusion mondiale disproportionnée à l'échelle artisanale de la marque

Ces trois productions sous licence, ajoutées à celle bien plus importante de FASA-Renault en Espagne, illustrent un paradoxe de l'histoire d'Alpine : une entreprise restée fondamentalement artisanale à Dieppe (voir Les usines Alpine — Dieppe (avenue Pasteur puis avenue de Bréauté) et l'annexe de Thiron-Gardais) a su, dès les années 1960, organiser une diffusion internationale de sa berlinette sur quatre continents, bien avant que le rachat par Renault en 1973 ne lui en donne les moyens industriels (voir Le rachat d'Alpine par Renault (1972-1978) — de la grève à la prise de participation majoritaire).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org (CC BY-SA 4.0)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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