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§ 01 · Histoire et modèles

Chronologie de l'Alpine A110 (1962-1977) — millésimes et évolutions

Alpine A110 (Berlinette) · 4 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

1962 — Présentation

L'A110 est présentée au Salon de Paris 1962 comme évolution directe de l'A108 (voir De l'A106 à l'A108 puis à l'A110 — la filiation technique des berlinettes Alpine). Premier moteur au catalogue : le 956 cm³ issu de la Renault 8, 51 à 55 ch SAE.

1963-1966 — Montée en gamme et en cadence

Arrivée des motorisations 1100 (« 70 » et « 100 », d'après la Renault 8 Major puis Gordini) et 1300 (« Super »/S, d'après la Renault 8 Gordini 1300). Depuis 1966, les berlinettes arborent pour la première fois le losange Renault sur la face avant — un changement de politique commerciale significatif, Renault ayant auparavant interdit à Jean Rédélé toute mention de son nom sur les Alpine. La cadence de production progresse fortement sur cette période : environ 160 voitures sorties en 1966.

1967 — Ouverture de l'usine de Thiron-Gardais et option 4 phares

La demande continue de croître (environ 250 voitures en 1967), ce qui motive l'ouverture d'un second site de production à Thiron-Gardais (voir Les usines Alpine — Dieppe (avenue Pasteur puis avenue de Bréauté) et l'annexe de Thiron-Gardais). Une option qui fera date apparaît au catalogue : la face avant à quatre phares. C'est aussi l'année du lancement, resté extrêmement confidentiel, de la version 1500 à moteur Cléon-Alu de Renault 16 (moins de 20 exemplaires, voir L'A110 1500 VA (1967-1968) — la berlinette de série la plus rare) et du début de la production espagnole par FASA-Renault à Valladolid (voir FASA-Renault et l'A110 espagnole — le plus gros partenaire industriel d'Alpine).

1969 — Carrosserie retouchée, moteur Cléon-Alu généralisé

La carrosserie évolue vers une version plus étanche, avec en série les projecteurs additionnels auparavant proposés en option. Le moteur Cléon-Alu de la Renault 16 TS équipe désormais les versions hautes de gamme (voir Le moteur Cléon-Alu — de la Renault 16 à l'A110 1500 et 1600 (1967-1977)), avec deux carbureteurs double corps Weber 45 développant jusqu'à 125 ch DIN sur l'A110 1600S, portant la vitesse de pointe à 205 km/h. Des clignotants rectangulaires sont installés au-dessus du pare-chocs avant.

1970 — Nouveaux clignotants

Les clignotants rectangulaires de 1969 sont remplacés par des unités reprises du modèle Citroën Dyane — un exemple typique, dans l'industrie automobile française de cette période, du recours à des pièces d'éclairage standardisées entre constructeurs concurrents.

1971-1972 — Premier titre international, rachat par Renault

Alpine remporte en 1971 le premier titre de champion international des marques en rallye (voir Rallye de Monte-Carlo 1971 — la première victoire mondiale d'Alpine). Une grève paralyse l'entreprise en 1972. La suspension arrière de la version civile 1600SC reçoit à partir de 1973 les triangles superposés de l'A310, remplaçant le train à demi-arbres oscillants ; le nombre d'écrous de roue passe de trois à quatre ; les poignées de porte deviennent des boutons-poussoir.

1973 — Rachat complet par Renault et titre mondial

Renault prend une participation majoritaire dans le capital d'Alpine (voir Le rachat d'Alpine par Renault (1972-1978) — de la grève à la prise de participation majoritaire). La même année, Alpine devient le tout premier champion du monde des rallyes constructeurs avec l'A110 1800 Groupe 4 (voir 1973 — Alpine, premier champion du monde des rallyes constructeurs).

1974-1976 — Fin de carrière sportive face à la Lancia Stratos

Face à la Lancia Stratos, conçue dès l'origine pour le rallye, l'A110 « en fin de développement » perd sa suprématie sportive malgré les évolutions moteur de Marc Mignotet (injection à guillotine, culasse 4 soupapes par cylindre sur l'A110 « bis » à 220 ch) — voir La fin de la carrière sportive de l'A110 face à la Lancia Stratos (1974-1975).

1977 — Dernière année de production française

L'A110 1600SX adopte un tableau de bord modifié et des roues dites « bobines » inspirées de celles de la nouvelle A310 V6 (mais fixées par quatre écrous, contre trois sur l'A310). Les tout derniers exemplaires reçoivent des feux arrière d'origine Alfa Romeo, en remplacement des feux « historiques » empruntés à la Renault 8. La production française de la berlinette A110 s'arrête en juillet 1977 ; la toute dernière A110 assemblée à Dieppe, propriété de Jean-Pierre Limondin, est peinte en vert normand métallisé (teinte 813) — un clin d'œil ironique à la réputation de la marque comme constructeur de voitures bleues (voir « Toutes les Alpine sont bleues » — la réalité chiffrée des teintes de la berlinette). La production se poursuit toutefois un an de plus en Espagne sous forme d'A110-1400 (voir FASA-Renault et l'A110 espagnole — le plus gros partenaire industriel d'Alpine), jusqu'en mai 1978.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org (CC BY-SA 4.0) et lesalpinistes.com (auteur Fabien Cuvillier)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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