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§ 13 · Achat administratif

1 350 000 km au compteur — le témoignage de longévité d'Hein Gysen

Citroën CX · 1974–1991 · 4 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Les fiches Quelle CX acheter ? Modèles recherchés, fiabilité mécanique et points de finition et Les boîtes de vitesses de la CX — mécanique, C-Matic et automatique ZF détaillent les points de vigilance mécanique classiques de la CX. Un témoignage publié par citroenvie.com illustre, à l'inverse, jusqu'où peut aller la longévité du modèle lorsque l'entretien suit rigoureusement les préconisations : l'histoire d'Hein Gysen et de sa CX Prestige, qui totalisait environ 1 350 000 km au moment de la parution de l'article, début 2024.

D'apprenti mécanicien Citroën à propriétaire d'une CX Prestige

Né et élevé à Loenersloot, aux Pays-Bas, Hein Gysen se forme comme mécanicien avant d'être embauché, dès 16 ans, par Citroën Amsterdam (quatre jours de travail par semaine, un jour d'école professionnelle). Sa progression automobile personnelle suit celle d'un passionné de la marque : une 2CV AZAM dès 1968, plusieurs Citroën Dyane obtenues via un programme de renouvellement semestriel réservé aux salariés, puis une GS 1220 Club — avant que la CX, alors son « véhicule de rêve », ne devienne accessible. En 1982, il achète chez un concessionnaire une CX Prestige C-Matic Injection de 1979, ancienne voiture de location totalisant un peu plus de 100 000 km, alors la version la plus prestigieuse et la plus chère de la gamme — moteur 2 347 cm³ à injection Bosch L-Jetronic (126 ch, 192 km/h).

Une carrière américaine de trente-sept ans

En 1985, Hein Gysen est recruté par Jerry Hathaway chez Citroën SM World, à Van Nuys en Californie ; sa CX Prestige le rejoint l'année suivante. Comme la CX n'a jamais été officiellement exportée aux États-Unis (voir La CX et les États-Unis (1974-1981) — quand la hauteur variable devenait hors-la-loi et CINA, CXA et Trend Imports — l'épopée des importateurs privés de la CX aux États-Unis), un entretien préventif complet est réalisé avant l'expédition — pièces détachées difficiles à trouver sur place obligent — et la voiture passe par les mains d'André Pol, de la société Citroën André, pour les conversions réglementaires du Department of Transportation (renforts de portières, renforts de pare-chocs avant et arrière), avant de recevoir, à son arrivée en Californie, un pot catalytique et une sonde à oxygène pour satisfaire aux normes antipollution locales.

Devenue voiture quotidienne dès 1986, la CX de Gysen voit l'essentiel de son kilométrage s'accumuler à partir de 1993, lorsqu'il prend un poste chez B&C Foreign Cars à Ventura : un trajet domicile-travail de 100 km aller, complété par des interventions à domicile pour d'autres propriétaires de Citroën le week-end dans toute la région de Los Angeles. Si le compteur avait disposé d'assez de chiffres, il afficherait aujourd'hui environ 1 350 000 km.

Le secret : « entretien, entretien, entretien »

Hein Gysen tient un journal détaillé de chaque réparation, chaque révision, chaque amélioration apportée à sa voiture au fil des décennies. Parmi les interventions notables : remplacement des solénoïdes et du convertisseur de couple de la boîte C-Matic (défaut de passage de vitesses à chaud, nécessitant la dépose du moteur), adoption de la voie avant élargie propre aux CX à partir de 1981 (bras de suspension, biellettes et cylindres de suspension récupérés sur une CX Diesel de 1988), isolation phonique renforcée sur l'ensemble des panneaux de caisse, adaptation du filtre à huile au format plus grand des blocs CX 2500, trois remises en peinture dans la teinte d'origine Gris Espadon (AC 076), deux remplacements du toit vinyle et de la garniture de pavillon, deux reselleries des sièges avant en tissu. Seule pièce jamais touchée en quarante ans, de son propre aveu : le roulement de roue arrière droit. Sa règle personnelle : vidange moteur et filtres tous les 5 000 km, sans exception.

Le jugement d'un connaisseur des trois « grandes » hydropneumatiques

Ayant possédé et entretenu aussi bien des DS que des SM, Hein Gysen livre un jugement comparatif nuancé : la CX lui semble plus silencieuse que la DS et sa direction DIRAVI constitue un net progrès (voir La direction DIRAVI — héritage de la SM, particularités d'usage), mais sa suspension lui paraît moins confortable que celle de la DS — sensation qu'il attribue en partie à l'empattement plus court, y compris comparé à la CX Prestige rallongée (voir CX Prestige et CX Limousine — les versions à empattement long), et qu'il corrige en perçant des orifices de dérivation plus larges dans les clapets de ses amortisseurs. Il juge en revanche la CX plus simple à entretenir que la DS ou la SM, notamment grâce à la position déportée de ses freins (voir Le freinage haute pression de la CX — quatre disques et doseur hydraulique), et souligne la disponibilité bien meilleure des pièces détachées, portée par le volume de production du modèle (voir Production, usines et exportations de la CX).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
citroenvie.com (crawl direct du navigateur, article de Peter Kristensen)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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