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§ 01 · Histoire et modèles

AMG et la 190 E : du préparateur indépendant au partenaire officiel (1967-1990)

Mercedes-Benz 190 E 2.3-16 / 2.5-16 « Cosworth » · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un préparateur indépendant né vingt ans plus tôt

Contrairement à une idée reçue, AMG n'est pas à l'origine de la version sportive de la 190 : lorsque Mercedes-Benz développe la 2.3-16 avec Cosworth au tournant des années 1980, AMG reste une entreprise totalement indépendante du constructeur. Fondée en 1967 par deux anciens ingénieurs Mercedes-Benz, Hans Werner Aufrecht et Erhard Melcher, sous le nom « Aufrecht Melcher Großaspach » (les deux patronymes des fondateurs et la commune natale d'Aufrecht, Großaspach), la société s'est bâtie une réputation en préparant et en faisant courir des moteurs Mercedes-Benz — une notoriété internationale acquise dès 1971 avec une victoire de classe aux 24 Heures de Spa sur une 300 SEL 6.8 AMG surnommée « la bombe rouge », puis renforcée en 1986 par le fameux coupé Classe E V8 5,0 litres surnommé « The Hammer ».

Une rivalité feutrée avec Cosworth pour la 190 E

Selon le magazine Top Gear, l'implication de Cosworth dans la genèse du 2.3-16 n'a pas manqué de piquer l'orgueil d'AMG, qui n'entend pas laisser un motoriste britannique s'attribuer tout le mérite de la Mercedes sportive du moment. C'est ainsi qu'AMG développe, pour la 190 E 2.5-16 puis les versions Evolution, l'option AMG Power Pack : nouveaux arbres à cames, corps de papillon de plus grand diamètre, allumage et gestion moteur plus réactifs, échappement à double catalyseur métallique. Sur l'Evolution I, cette option porte la puissance de 195 à 225 ch ; sur l'Evolution II, elle est incluse de série et porte la puissance à 235 ch (détail technique dans Du 2.3-16 au 2.5-16 Evolution II — l'évolution technique du quatre-cylindres 16 soupapes).

Le tournant de 1990 : un accord de coopération, pas encore un rachat

Le 1er octobre 1990, AMG et Daimler-Benz signent un accord de coopération officiel — un jalon souvent résumé de façon imprécise comme « l'intégration d'AMG chez Mercedes-Benz », alors qu'il s'agit en réalité d'un partenariat commercial : les produits AMG deviennent désormais vendables et réparables via le réseau mondial de concessionnaires Mercedes-Benz, et AMG devient l'organe officiellement chargé du développement des voitures de Groupe A pour le compte du constructeur — dont la 190 E 2.5-16 Evolution II en DTM. L'intégration capitalistique complète d'AMG au groupe (rachat total, d'abord par Daimler-Benz puis DaimlerChrysler) n'interviendra que neuf ans plus tard, en 1999 — une nuance chronologique parfois estompée dans les récits informels de l'histoire de la marque. Voir sources/verification-croisee.md pour le détail de cette clarification.

La 190 E 3.2 AMG : le chant du cygne de la lignée

En février 1992, alors que la version course de l'Evolution II brille encore en DTM, AMG lance commercialement la 190 E 3.2 AMG — premier modèle badgé AMG distribué et garanti au sein du réseau Mercedes-Benz en Allemagne. Construite à environ 200 exemplaires (proposés en noir ou gris argent), elle abandonne la filiation directe avec le bloc quatre-cylindres Cosworth au profit d'un six-cylindres en ligne M103 réalésé à 3,2 litres, développant environ 234 ch pour un 0 à 100 km/h en 7,1 secondes et une vitesse de pointe proche de 247 km/h. AMG commercialise également, en parallèle, un kit carrosserie et ce moteur 3,2 litres à l'unité pour les clients souhaitant convertir leur propre 190 E. Ce modèle reste distinct de la lignée 16 soupapes Cosworth au cœur de ce dossier, mais témoigne de la montée en puissance progressive du rôle d'AMG dans la gamme W201 jusqu'à la fin de sa carrière, en 1994.

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Provenance de cette fiche
Site source
mercedes-amg.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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