Aller au contenu
§ 01 · Histoire et modèles

La 190 E 2.5-16 (1988) — cylindrée en hausse pour rester compétitive

Mercedes-Benz 190 E 2.3-16 / 2.5-16 « Cosworth » · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un restylage discret, une motorisation stratégique

En septembre 1988, au Salon de Paris, Mercedes-Benz dévoile le restylage Phase II de l'ensemble de la gamme 190 — six mois après la sortie du millionième exemplaire de la W201 à l'usine de Brême. Les changements extérieurs et intérieurs restent mineurs (garde-au-genou et assise arrière améliorées) : l'essentiel se joue sous le capot, avec l'arrivée de la 190 E 2.5-16, qui remplace la 2.3-16 après quatre ans de carrière. Cette évolution répond à un impératif sportif précis : rester compétitif en DTM face à une concurrence, notamment la BMW M3, en progression constante (voir Le DTM 1985-1993 : de l'outsider privé au double titre constructeurs Mercedes-Benz).

Une cylindrée agrandie par la course, pas par l'alésage

Le nouveau moteur porte la cylindrée à 2,5 litres en allongeant la course du vilebrequin à 87,20 mm (contre 80,25 mm sur le 2.3-16) — les ingénieurs auraient souhaité également agrandir l'alésage, mais le bloc ne disposait plus de réserve suffisante pour cela. Ce choix technique a une conséquence directe sur le caractère du moteur : le gain de puissance provient principalement d'un régime de puissance maximale plus élevé (environ 1 000 tr/min plus haut que sur le 2.3-16) plutôt que d'une poussée franche à bas régime — de sorte que, malgré une puissance supérieure, la 2.5-16 n'accélère pas beaucoup plus vite que sa devancière. En configuration catalysée, la puissance atteint 195 ch (204 ch en version non catalysée dite RÜF, très peu vendue). Autre différence notable avec le 2.3-16 : les culasses de la 2.5-16 ne sont plus produites par Cosworth mais entièrement en interne par Mercedes-Benz, même si Cosworth reste associé au projet sous le nom de code WAB.

Une transmission plus sophistiquée

Le restylage Phase II introduit également, pour la 2.5-16, le système ASD (Automatisches Sperr-Differential), un différentiel autobloquant électro-hydraulique qui remplace le blocage purement mécanique du 2.3-16 — détail technique dans Du blocage mécanique à l'ASD électronique — les différentiels de la 190 E 16 soupapes. Côté teintes, deux couleurs supplémentaires rejoignent le bleu-noir et l'argent fumé historiques : le rouge Almandine et l'argent Astral (ce dernier remplacé par l'argent Brillant dès 1990).

Une carrière plus courte, une rareté plus grande

Produite de juillet 1988 à juin 1993, la 190 E 2.5-16 s'écoule en quantités bien moindres que sa devancière — la faute, en partie, à l'arrivée rapide des versions Evolution destinées à l'homologation sportive (voir La 190 E 2.5-16 Evolution (1989) — l'homologation sportive prend le pas sur le confort) qui concentrent l'attention des clients les plus sportifs :

AnnéeExemplaires produits
1988959
19892 645
19901 270
1991566
1992197
1993106
Total5 743

Ce total de 5 743 exemplaires est confirmé à l'unité près par le tableau technique de Wikipédia anglophone, offrant une rare confirmation croisée exacte entre deux sources indépendantes.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
mb190e16v.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci