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§ 01 · Histoire et modèles

1955-1956 : Messerschmitt retrouve le ciel, Fend rachète l'usine et fonde FMR

Messerschmitt KR175/KR200 · 1953–1964 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Deux dates à ne pas confondre : la levée de l'interdiction et la vente de l'usine

Il convient de distinguer soigneusement deux événements proches dans le temps mais distincts dans leur nature. D'une part, l'interdiction alliée de produire des avions, qui frappait Messerschmitt depuis 1945, est levée au bout d'environ une décennie — soit aux alentours de 1955, année où la République fédérale d'Allemagne rejoint l'OTAN (mai 1955), un jalon géopolitique qui accompagne le retour de l'industrie aéronautique ouest-allemande à une activité normale. D'autre part, la cession effective de l'usine automobile de Ratisbonne par Messerschmitt à Fritz Fend n'intervient, selon les trois articles Wikipédia consacrés au Kabinenroller, qu'environ un an plus tard, soit en 1956 — Messerschmitt ayant conservé un temps son activité de voiturette avant de s'en défaire complètement une fois son carnet de commandes aéronautique rétabli. Cette chronologie en deux temps (levée de l'interdiction vers 1955, puis vente de l'activité automobile en 1956) permet de concilier des dates parfois données de façon un peu floue dans la littérature de seconde main sur le sujet.

Fend et son fournisseur de freins rachètent l'outil industriel

Retrouvant tout l'intérêt commercial et symbolique de son cœur de métier aéronautique, Messerschmitt ne voit plus aucune raison de conserver une activité de microvoiture devenue secondaire. L'entreprise vend l'intégralité de l'usine de Ratisbonne consacrée au Kabinenroller à Fritz Fend lui-même — le concepteur du véhicule depuis l'origine — qui s'associe à Valentin Knott, un fournisseur de freins et de moyeux déjà impliqué dans la chaîne d'approvisionnement du véhicule, pour fonder la Fahrzeug- und Maschinenbau GmbH Regensburg, plus connue sous son sigle FMR. Cette continuité industrielle malgré le changement de raison sociale mérite d'être soulignée : ce ne sont pas de nouveaux investisseurs extérieurs qui reprennent l'activité, mais l'ingénieur-concepteur du véhicule associé à l'un de ses propres fournisseurs historiques.

Un badge « Messerschmitt » qui survit à son fabricant d'origine

Détail à la fois surprenant et rarement expliqué : bien que Messerschmitt n'en soit officiellement plus le fabricant à compter de 1956, le KR200 continue d'arborer le nom et l'insigne Messerschmitt jusqu'à la fin de sa carrière en 1964 — FMR ayant conservé le droit contractuel d'utiliser cette marque sur ce modèle précis. Ce n'est qu'avec le lancement d'un véhicule entièrement nouveau, le FMR Tg500 de 1958, que la marque « FMR » apparaît pour la première fois seule sur une calandre, sans aucune référence à Messerschmitt (voir Le FMR Tg500 « Tiger » : la version à quatre roues qui change tout, sauf le nom qu'on ne pouvait pas lui donner). Un reportage de la presse spécialisée britannique consacré à la restauration d'un KR200 confirme cette même chronologie : Messerschmitt, ayant retrouvé le droit de construire des avions après l'adhésion ouest-allemande à l'OTAN, se défait rapidement de son usine de voiturettes.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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