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§ 12 · Culture documentation

L'ère World Rally Car (2001-2005) — la Lancer WRC, un déclin sportif jamais enrayé

Mitsubishi Lancer Evolution · 1992–2016 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

À partir du Rallye de Sanremo 2001, Mitsubishi abandonne le règlement Groupe A qui avait fait sa gloire pour rejoindre la catégorie World Rally Car, plus permissive techniquement — un changement de philosophie qui ne produira jamais les résultats espérés, en dépit de moyens d'ingénierie considérablement accrus.

Une transition tardive et mal négociée

Contrainte par un accord signé avec la FIA en 1999 qui l'obligeait à courir encore en Groupe A, Mitsubishi introduit sa première Lancer Evolution WRC avec un temps de développement resserré, sur une base dérivée de la nouvelle Lancer Cedia (huitième génération) déjà utilisée pour l'Evolution VII de route. Le moteur reste le 4G63, désormais annoncé à 300 ch et 54 mkg de couple, mais la transmission conserve une architecture proche des Group A précédents — un choix qui s'avère mal adapté au style de pilotage plus agressif au frein à main exigé par les nouveaux pneumatiques et suspensions, et que Tommi Mäkinen, déjà critique, ne parvient jamais à apprivoiser pleinement avant son départ pour Subaru fin 2001. Un accident important lors du Rallye de Corse 2001 blesse gravement son copilote Risto Mannisenmäki, mettant quasiment fin à sa carrière de haut niveau.

Des saisons 2002-2003 en net retrait

La saison 2002, confiée à François Delecour et Alister McRae, ne rapporte quasiment aucun point : l'équipe termine dernière du championnat constructeurs, derrière Škoda et Hyundai. Mitsubishi choisit alors de suspendre son programme complet pour la saison 2003 afin de concentrer ses ressources sur le développement d'une voiture entièrement nouvelle plutôt que de continuer à faire évoluer une base jugée dépassée.

2004-2005 : la Lancer WRC04/WRC05, un retour sans éclat

Le retour s'effectue en 2004 avec la Lancer WRC04, comportant plus de 6 000 modifications par rapport à la génération précédente et une nouvelle transmission intégrale co-développée avec le bureau d'études britannique Ricardo. Confiée à l'ancien pilote Peugeot Gilles Panizzi, la voiture souffre de nombreux problèmes mécaniques et électriques (abandon sur la ligne de départ en Nouvelle-Zélande) et Mitsubishi choisit de ne pas disputer l'intégralité du calendrier. La Lancer WRC05 (2005) n'apporte pas de rupture technique majeure mais affiche quelques résultats encourageants — troisième place de Panizzi au Monte-Carlo, deuxième place de Harri Rovanperä en Australie lors de la dernière épreuve de la saison — sans jamais retrouver le niveau de compétitivité des années Mäkinen.

Le retrait officiel, puis une survie en mode privé

À la fin de la saison 2005, Mitsubishi Motors Corporation annonce la suspension de son programme d'usine en championnat du monde des rallyes — un retrait documenté plus largement dans Le retrait progressif de Mitsubishi de la compétition et de l'image sportive (2005-2014). La structure MMSP continue toutefois de soutenir des engagements privés de la Lancer WRC05 en 2006 et 2007, avec un podium obtenu par le pilote suédois local Daniel Carlsson au Rallye de Suède 2006.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org, ja.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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