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§ 06 · Compétition dakar

2001-2005 — cinq victoires consécutives et douze podiums sur quinze, l'apogée sportive du Pajero

Mitsubishi Pajero · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une domination qui coïncide avec l'arrivée de la troisième génération

La séquence la plus dominante de toute la carrière sportive du Pajero au Dakar démarre précisément au moment où la troisième génération de série, à châssis monocoque RISE et suspension intégralement indépendante (voir La troisième génération (1999-2006) — la rupture technique du monocoque RISE), vient remplacer la précédente. Entre 2001 et 2005, Mitsubishi enchaîne cinq victoires générales consécutives — un exploit rarement égalé dans l'histoire du rallye-raid toutes catégories confondues — et place ses voitures sur douze des quinze places de podium possibles sur cette même période de cinq éditions, un taux de réussite qui dépasse tout ce que la marque avait accompli lors de ses deux décennies précédentes de présence sur l'épreuve (voir 1983-1985 — les débuts du Pajero au Dakar, de l'engagement inaugural à la première victoire pour les débuts de cette aventure sportive).

2002, le sommet symbolique : neuf Pajero sur les neuf premières places

L'édition 2002 marque le point culminant absolu de cette domination : selon Wikipédia anglophone, les neuf premières places du classement général sont toutes occupées par des Pajero — un résultat qui dépasse le strict cadre de la performance sportive pour devenir une démonstration de force industrielle, la marque plaçant l'intégralité de sa flotte engagée en tête d'un classement général toutes catégories et tous constructeurs confondus. Cette édition voit la première des deux victoires consécutives d'Hiroshi Masuoka (voir Hiroshi Masuoka — vingt-deux ans de fidélité à Mitsubishi et le premier doublé asiatique au Dakar), qui s'impose de nouveau l'année suivante en 2003.

Une transition de pilotes qui marque aussi une transition d'époque

Cette période de cinq ans voit se succéder trois profils de vainqueurs très différents, qui illustrent à eux seuls la diversité des trajectoires que le Dakar rendait alors possibles pour un pilote de haut niveau : Jutta Kleinschmidt, seule femme de l'histoire à avoir remporté le classement général toutes catégories du Dakar, ouvre la séquence en 2001 (voir Jutta Kleinschmidt — l'unique victoire féminine de l'histoire du Dakar, au volant d'une Pajero Evolution) ; Hiroshi Masuoka, fidèle de la marque depuis ses débuts sur l'épreuve en 1987, l'enchaîne en 2002 et 2003 ; Stéphane Peterhansel, déjà sextuple champion en catégorie moto avant de rejoindre les quatre roues, referme la période en 2004 et 2005 avant d'ajouter une troisième victoire Mitsubishi en 2007 (voir Stéphane Peterhansel — les années Pajero d'un recordman qui a couru pour huit marques différentes).

Une réglementation plus permissive qui accompagne cette réussite

Cette période de domination coïncide également avec l'assouplissement réglementaire de 2002 autorisant l'engagement de véhicules entièrement prototypes (voir T1, T2, T3 — comprendre les catégories réglementaires du Dakar à travers le cas du Pajero) : les voitures engagées par Mitsubishi à partir de cette date, désignées en interne MR10 à MR14, bénéficient de motorisations spécifiquement développées pour la compétition plutôt que dérivées au plus près d'un modèle commercial — un facteur technique qui contribue vraisemblablement, aux côtés du savoir-faire accumulé par l'écurie sur près de vingt ans de présence continue, à expliquer l'ampleur de cette domination.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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