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§ 06 · Compétition dakar

2009 — pourquoi Mitsubishi a quitté le Dakar au sommet de son palmarès

Mitsubishi Pajero · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un retrait qui ne s'explique pas par un déclin sportif

Le retrait du programme d'usine Mitsubishi au Rallye Dakar en 2009 ne répond à aucune logique sportive : la marque venait encore de remporter l'édition 2007 avec Stéphane Peterhansel (voir Stéphane Peterhansel — les années Pajero d'un recordman qui a couru pour huit marques différentes) et restait, sur la durée, le constructeur le plus titré de l'histoire de l'épreuve (voir Douze victoires, 150 étapes — un record du monde Guinness jamais approché depuis 2009). Ce corpus documente déjà, dans le dossier mitsubishi-lancer-evo/, le contexte industriel et financier plus large de ce retrait — indissociable de celui, simultané, du programme d'usine Mitsubishi en championnat du monde des rallyes dès la fin de la saison 2005 (voir la fiche de référence sur ce retrait progressif) — sans qu'il soit nécessaire de le répéter intégralement ici.

Une crise financière et un scandale de dissimulation, point de départ commun

L'origine de ce retrait progressif remonte à un scandale de dissimulation de défauts de fabrication et de rappels non déclarés révélé en 2004, qui plonge Mitsubishi Motors dans une crise financière et de réputation d'une ampleur suffisante pour contraindre le groupe à réorienter ses ressources vers son propre redressement plutôt que vers la compétition automobile de haut niveau. Ce contexte, déjà documenté en détail par ce corpus dans la fiche référencée ci-dessus, explique à la fois l'arrêt du programme WRC fin 2005 et, plus tardivement, celui du programme Dakar.

2008-2009 : une dernière tentative technique avant l'arrêt définitif

Le programme Pajero au Dakar continue pourtant d'accumuler des victoires jusqu'en 2007, dans un calendrier qui semble d'abord épargné par la crise industrielle en cours. L'édition 2008 est toutefois annulée pour des raisons de sécurité (menaces terroristes en Mauritanie sur le tracé traditionnel de l'épreuve) plutôt que pour des raisons propres à Mitsubishi. Pour l'édition 2009 — la première organisée sur le nouveau tracé sud-américain de l'épreuve —, Mitsubishi développe une toute nouvelle voiture, la Mitsubishi Racing Lancer, qui peine à rivaliser avec la domination naissante de Volkswagen sur ce nouveau parcours. C'est au terme de cette édition 2009, marquée par l'abandon de Hiroshi Masuoka pour sa vingt-et-unième et dernière participation (voir Hiroshi Masuoka — vingt-deux ans de fidélité à Mitsubishi et le premier doublé asiatique au Dakar), que Mitsubishi se retire définitivement de la compétition tout-terrain longue distance.

Une structure française vendue, symbole de la fin d'une époque

Le retrait de Mitsubishi s'accompagne, peu après, de la vente de la structure française qui portait jusque-là le programme Dakar de la marque — rebaptisée JMB Stradale Off Road par son nouveau propriétaire selon Wikipédia (article consacré à Ralliart), un changement de nom qui efface littéralement la marque Mitsubishi de l'organigramme d'une structure qu'elle avait bâtie et fait triompher pendant plus de deux décennies. Ce dénouement institutionnel referme, sur le plan sportif, une aventure ouverte dès 1983 (voir 1983-1985 — les débuts du Pajero au Dakar, de l'engagement inaugural à la première victoire) — mais n'annonce pas la fin de la carrière commerciale du Pajero lui-même, qui se poursuit encore douze ans, jusqu'en 2021 (voir La quatrième génération (2006-2021) — quinze ans de carrière et une fin en deux temps), avant un retour surprise en 2026 (voir Le retour inattendu — la cinquième génération dévoilée en septembre 2026, après cinq ans d'absence).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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