Aller au contenu
§ 02 · Moteur

Vue d'ensemble technique des motorisations de la 505 — cinq familles de moteurs

Peugeot 505 · 1979–1992 · 4 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Contrairement à beaucoup de grandes berlines de son époque, qui se contentent de décliner un seul bloc de base en plusieurs cylindrées, la Peugeot 505 fait cohabiter sur treize ans de carrière cinq familles de moteurs d'origines technique et industrielle totalement différentes, au point que le club de marque lui-même a consacré une page à cette diversité. Cette fiche sert de porte d'entrée technique ; le calendrier commercial complet (années, finitions, codes précis) reste du ressort de Gamme et finitions de la Peugeot 505 — tableau chronologique complet, et chaque famille fait l'objet d'une fiche technique dédiée.

Les cinq familles

1. Les culbutés à carburateur — héritage direct de la 504

Codes XN1/XN1A (2,0 l) et XM7/XM7A (1,8 l) : blocs fonte à arbre à cames latéral et distribution par chaîne, repris tels quels de la 504, montés sur les finitions d'accès et de milieu de gamme (GL, GR, SR). Voir La gamme d'accès à carburateur — GL, GR et SR.

2. L'injection « Douvrin » — la nouveauté de la Française de Mécanique

Codes ZEJ (2,0 l, 110 ch) puis ZDJ/ZDJ-L (2,2 l, 117 à 130 ch) : bloc en alliage léger produit par la Française de Mécanique, coentreprise PSA/Renault, également monté sur la Renault 20 TS et la Citroën CX Athéna (en version carburateur sur ces deux dernières). C'est la première mécanique réellement nouvelle de la gamme 505, réservée aux versions TI, STI puis GTI. Voir La lignée à injection Douvrin — TI, STI et GTI et Genèse de la Peugeot 505 — Pininfarina, Gérard Welter et Paul Bracq.

3. Le turbo Simca-Chrysler préparé avec Porsche

Codes N9T/N9TE/N9TEA (2,2 l, 150 à 200 ch) : contrairement aux idées reçues, ce bloc ne descend pas de la lignée Douvrin mais d'un moteur à arbre à cames en tête d'origine Simca-Chrysler, déjà monté sur la Talbot Tagora et la Talbot-Matra Murena, renforcé et suralimenté avec le concours des motoristes de Porsche. Réservé à la Turbo Injection. Voir La 505 Turbo Injection — la première grande sportive Peugeot des années 1980 et, pour le détail purement mécanique, Le bloc turbo N9T — du Simca-Chrysler de série aux 550 ch de la compétition.

4. Le Diesel Indenor — la valeur sûre

Codes XD2 (2,3 l) et XD3 (2,5 l), atmosphériques ou turbocompressés (XD2S, XD3T, XD3TE) : héritiers directs des blocs Diesel Indenor déjà montés sur la 403, le fourgon D4, le Type H et, sous licence, certains Ford. Réputés increvables, ils irriguent une bonne partie de la réputation internationale du modèle. Voir La gamme Diesel — GRD, SRD, GLD, SXD et les versions turbo et Le Diesel Indenor XD2/XD3 — architecture et points de vigilance mécanique.

5. Le V6 PRV — le haut de gamme tardif

Code ZN3J (2,8 l, 170 ch, 147 ch en version catalysée US) : moteur né d'une coentreprise Peugeot-Renault-Volvo, monté à partir de 1986/1987 sur les versions V6 et V6 S. Voir La 505 V6 — le haut de gamme testeur du futur V6 de la 605 et Le V6 PRV de la 505 — architecture, correction des manetons et points de vigilance.

Une diversité qui reflète la carrière de la voiture

Cette cohabitation de cinq architectures aussi différentes n'est pas un hasard : elle traduit les treize années de carrière européenne de la 505 (1979-1992) et son évolution progressive d'une simple remplaçante de la 504 vers un rôle de haut de gamme par défaut après l'échec commercial de la 604 et avant l'arrivée tardive de la 605 — voir Histoire générale de la Peugeot 505 (1979-1992/1997). Les sources généralistes consultées (dinatel.fr, amgcourtenay.fr) s'accordent à décrire cette diversité comme un atout pour l'acheteur d'occasion actuel : chaque famille de moteur correspond à un profil d'usage différent, du Diesel increvable pour le gros rouleur jusqu'au V6 ou au Turbo Injection pour l'amateur de youngtimer — voir Guide d'achat de la 505 d'occasion — cote 2026 et points faibles à vérifier.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
club505.fr (page « Les motorisations »)
Date d'extraction
12 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci