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§ 01 · Histoire et modèles

La 505 Turbo Injection — la première grande sportive Peugeot des années 1980

Peugeot 505 · 1979–1992 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Au début des années 1980, Peugeot traverse une passe financière difficile, conséquence directe des rachats de Citroën puis de Chrysler Europe. La réussite naissante de la 205 et la volonté de dynamiser une gamme jugée trop sage poussent la marque à lancer, en 1983, sa première version réellement sportive de la 505 : la Turbo Injection.

Une mécanique venue de chez Talbot, retravaillée avec Porsche

Le moteur de la Turbo Injection ne descend pas du bloc Douvrin des TI/STI/GTI, mais d'un 2,2 litres à arbre à cames en tête d'origine Simca-Chrysler, déjà monté sur la Talbot Tagora et la Talbot-Matra Murena. Pour l'adapter à la suralimentation, Peugeot en renforce le bloc (fonte plus rigide, capable d'encaisser la pression interne accrue) et fait appel aux motoristes de Porsche pour la mise au point, en collaboration avec une injection électronique Bosch et un turbocompresseur Garrett T3 sans échangeur, la pression étant limitée à 1 bar avec détecteur de cliquetis.

Présentée en 1983, la Turbo Injection développe d'abord 150 ch, mais souffre d'une consommation jugée excessive pour l'époque. En 1984, l'adoption d'un échangeur air/air porte la puissance à 160 ch tout en améliorant la consommation. En 1986, une nouvelle évolution porte la puissance à 180 ch, avec une boîte à rapports plus longs qui améliore encore la sobriété : la vitesse de pointe grimpe à 210 km/h et le kilomètre départ arrêté se couvre en 29,2 secondes (contre 29,7 s pour la version d'origine à 150 ch et 200 km/h).

Le kit PTS de Danielson : 200 ch homologués

Dès 1985, Peugeot propose aux clients en quête de performances supplémentaires un kit PTS (Peugeot-Talbot Sport), préparé par le motoriste Danielson, qui porte la puissance du 2,2 litres turbo à 200 ch. Ce kit nécessitait une mention complémentaire des Mines et était installé par les concessionnaires locaux — d'où, selon certaines sources, un réglage parfois inégal en fonction de la compétence du mécanicien en charge de la pose.

Présentation et identité visuelle

La Turbo Injection se distingue par une livrée bicolore spécifique (gris foncé sur les boucliers, le bas de caisse et le bas des portes, gris clair sur le reste de la carrosserie), des stickers « Turbo » discrets sur la custode, un becquet de malle, des jantes alliage chaussées de pneus Michelin TRX. L'habitacle reçoit une planche de bord spécifique, un ordinateur de bord et des sièges avant redessinés, disponibles en cuir en option. Une boîte manuelle 5 rapports et un différentiel à glissement limité complètent l'ensemble.

Fin de carrière

Commercialisée de 1983 à 1989, la Turbo Injection est produite à 22 580 exemplaires selon lautomobileancienne.com — un très beau score pour la version la plus sportive de la gamme. Sa production s'arrête alors que la 505 V6, lancée en 1986, vient marcher sur ses plates-bandes en offrant une autre forme de sportivité, plus feutrée. Une poignée d'exemplaires en version berline US à 200 ch furent également produits en 1989 (voir La 505 aux États-Unis — taxis, Silver Edition et retrait de 1991).

La Turbo Injection reste aujourd'hui la version de la 505 la plus recherchée par les amateurs de youngtimers, aux côtés du V6 — voir Guide d'achat de la 505 d'occasion — cote 2026 et points faibles à vérifier. Sur circuit, une lignée directement dérivée de ce modèle a également marqué la compétition française de voitures de production dans les années 1980 — voir La 505 en compétition — championnat de France de production, trophée maison et incursions au Dakar.

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Provenance de cette fiche
Site source
lautomobileancienne.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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