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§ 02 · Moteur

Le moteur Billancourt — du 760 cm³ de la 4CV au 845 cm³ de la Dauphine

Renault 4CV / Dauphine · 1947–1961 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une même famille, deux cylindrées

Le petit 4 cylindres en ligne à soupapes en tête et arbre à cames latéral qui anime la 4CV puis la Dauphine appartient à la famille que Wikipédia FR désigne comme le « moteur Billancourt », placé en porte-à-faux arrière sur les deux modèles (position identique, en propulsion). Sur la 4CV, il évolue en deux temps :

  • 760 cm³ sur les tout premiers modèles (1947-1950), développant 13 kW (17 ch) à 3 500 tr/min pour un couple de 180 N⋅m à 1 500 tr/min et une vitesse de pointe de 95 km/h ;
  • 747 cm³ à partir d'octobre 1950 (le changement de cylindrée vise notamment à faire entrer le moteur dans la catégorie « moins de 750 cm³ » en compétition), développant 15 kW (21 ch) à 4 200 tr/min pour 103 km/h.

Sur la Dauphine, la cylindrée est portée à 845 cm³ (alésage porté à 58 mm pour une course de 80 mm) dès la phase de développement du projet 109, à la suite d'essais comparatifs directs avec une Volkswagen Coccinelle qui avaient révélé le manque de reprises du prototype à 748 cm³ (voir Genèse de la Renault Dauphine — le projet 109 (1949-1956)). Le bloc moteur reste en fonte, la culasse en aluminium. La puissance de la Dauphine de base est de 26 à 32 ch DIN selon les sources et les millésimes, pour un couple maximal de 95 N⋅m.

⚠️ Une divergence de nomenclature entre les sources

Plusieurs sources consultées pour ce dossier (notamment planeterenault.com, à plusieurs reprises) désignent le moteur 845 cm³ de la Dauphine sous le nom de « moteur Ventoux », tandis que l'infobox de l'article Wikipédia FR consacré à la Dauphine le classe sans ambiguïté dans la famille « Billancourt ». Cette divergence n'est pas arbitrée ici faute de source suffisamment autorisée pour trancher, mais il convient de noter, pour le lecteur du corpus, que le dossier renault-4l/ de cette même encyclopédie (voir sa fiche sur les familles moteurs Billancourt et Cléon) situe précisément la famille « Ventoux » comme une génération plus tardive de moteurs Renault (associée notamment à la Renault 4, la Renault 5 et l'Estafette à partir du milieu des années 1960), ce qui rend l'appellation « Ventoux » a priori anachronique pour un moteur conçu au début des années 1950. Il pourrait s'agir d'une confusion fréquente chez les passionnés plutôt que d'une réelle divergence factuelle documentée — mais faute de trancher artificiellement, les deux appellations sont consignées telles quelles selon leur source d'origine dans les fiches de ce dossier.

Les évolutions notables

Le radiateur, situé entre le moteur et la banquette arrière sur la 4CV, est alimenté par deux bouches d'aération situées devant les ailes arrière — un refroidissement suffisant au point qu'un rideau commandé depuis l'habitacle permet de le limiter volontairement en hiver, où il devient au contraire difficile de chauffer un habitacle non isolé. Ce problème de chauffage hivernal ne sera véritablement résolu, sur les deux modèles, qu'avec l'arrivée à partir de 1958 du chauffage Sofica, ventilé électriquement.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org + planeterenault.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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