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§ 02 · Moteur

Le bialbero Twin Cam sur toute la carrière du Spider — quatre cylindrées en vingt-sept ans

Alfa Romeo Spider / Duetto · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un moteur déjà éprouvé bien avant le Spider

Le Spider n'invente rien sur le plan moteur : il reprend d'emblée en 1966 le célèbre 4 cylindres bialbero (à double arbre à cames en tête) en alliage léger conçu pour la Giulietta dès 1954 — l'un des tout premiers moteurs DACT de série accessibles sur une voiture d'un prix raisonnable, produit sans interruption pendant quarante ans (1954-1994) et dont la genèse complète, déjà traitée en détail dans le dossier consacré à la Giulietta, n'est pas reproduite ici : voir Le moteur Bialbero (Twin Cam) — genèse et quarante ans de carrière. Cette fiche se concentre exclusivement sur les variantes de cylindrée effectivement montées sur le Spider lui-même entre 1966 et 1993.

Quatre cylindrées qui jalonnent les quatre séries

CylindréeDésignation moteurIntroduction sur le SpiderPuissance typique
1 290 cm³AR00530Juin 1968 (Spider 1300 Junior)89 ch DIN
1 570 cm³AR005361966 (Spider 1600 d'origine)106-109 ch DIN selon les années
1 779 cm³AR00548Janvier 1968 (1750 Spider Veloce)118-124 ch DIN
1 962 cm³1971 (2000 Spider Veloce)128-132 ch DIN à l'origine, réduit ensuite par étapes

Le 1 962 cm³ (souvent arrondi en « 2 litres ») représente le plafond définitif de cette architecture : selon Curbside Classic, il ne restait tout simplement plus de place dans la culasse pour l'agrandir davantage, ce qui explique qu'aucune cylindrée supérieure n'ait jamais été introduite sur le Spider malgré vingt-deux années de carrière restantes après 1971.

Une puissance qui recule avant de se stabiliser

Contrairement à une idée reçue selon laquelle la puissance d'un modèle augmente mécaniquement avec le temps, le Spider illustre un mouvement inverse à partir du milieu des années 1970 : le choc pétrolier de 1973 et le durcissement des normes anti-pollution (catalyseurs sur le marché américain notamment) font reculer la puissance du 2 litres de 132 à 128 ch dès 1974, puis plus encore sur les versions catalysées ultérieures. Le 1,6 litre suit une trajectoire comparable, perdant plusieurs chevaux entre sa version d'origine et ses ultimes déclinaisons de série 4. Le détail complet de cette évolution, motorisation par motorisation et année par année, figure dans les fiches consacrées à chaque série : Série 1 « Osso di Seppia » (1966-1969) — le dessin fondateur, Série 2 « Coda Tronca » (1969-1982) — treize ans, la plus longue carrière du modèle, Série 3 « Aerodinamica » (1982-1990) — le virage électronique et plastique des années 1980 et Série 4 « Ultima » (1989-1993) — un retour aux sources pour clore la carrière.

L'alimentation, un chantier permanent

Si les cylindrées elles-mêmes évoluent peu (seulement quatre valeurs en vingt-sept ans), le système d'alimentation change radicalement : des carburateurs Weber/Solex/Dell'Orto d'origine à l'injection mécanique SPICA réservée au marché américain dès 1969, puis à l'injection électronique Bosch généralisée dans les années 1980-1990 — une évolution suffisamment riche pour faire l'objet de sa propre fiche, voir Des Weber à l'injection Motronic — la longue transition du Spider vers l'électronique.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
it.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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