Reconnaître une DB5 — couleurs emblématiques, badges et repères visuels face à la DB4 et la DB6
« Silver Birch », la teinte devenue synonyme de la DB5
Aucune couleur n'est aussi associée à la DB5 que le gris argenté Silver Birch (littéralement « bouleau argenté »). C'est la teinte choisie pour l'exemplaire de démonstration prêté à la production de Goldfinger en 1964 (voir Comment la DB5 est devenue la voiture de James Bond — genèse du choix de Goldfinger (1964)), puis reprise pour la quasi-totalité des apparitions ultérieures de la voiture de James Bond à l'écran, et enfin choisie, sans exception, comme unique teinte disponible pour les 25 exemplaires du programme DB5 Goldfinger Continuation de 2020 (voir La DB5 Goldfinger Continuation (2020) — 25 exemplaires neufs, gadgets fonctionnels et 4 500 heures de fabrication) — un choix revendiqué par Aston Martin elle-même comme un hommage direct à l'original. Il faut néanmoins noter que la toute première voiture de tournage, le prototype DP/216/1, était en réalité peinte à l'origine en rouge Dubonnet avant de recevoir sa livrée Silver Birch pour le film (voir Les quatre DB5 originales de Goldfinger — châssis, destins et prolongement dans Thunderball) — la teinte grise n'est donc pas la couleur de naissance de la voiture la plus célèbre du monde, mais bien celle sous laquelle elle est devenue célèbre.
Le tableau de bord, indice de personnalisation
Selon Supercar Nostalgia, la planche de bord métallique de la DB5 pouvait être commandée soit en noir, soit assortie à la couleur de caisse, recouverte dans les deux cas d'un vinyle gaufré résistant — un point de personnalisation d'époque aujourd'hui précieux pour dater ou authentifier un exemplaire (voir aussi L'habitacle de la DB5 — tableau de bord à sept cadrans et équipement de grand tourisme).
Le repère qui ne trompe pas : les trappes à essence
Le moyen le plus fiable de distinguer, d'un simple coup d'œil, une DB4 Vantage Series V d'une DB5 — les deux modèles partageant une silhouette quasiment identique — reste l'observation des panneaux latéraux arrière (« sail panels ») : la DB4 Vantage ne possède qu'une seule trappe de remplissage, côté droit, quand la DB5 en possède une de chaque côté, conséquence directe de son double réservoir d'essence logé dans les ailes arrière (voir Freins, suspension et roues de la DB5 — disques Girling, essieu rigide et jantes à rayons Borrani).
Un nez hérité de la DB4 GT et Vantage
Le dessin de face avant de la DB5 — phares carénés sous verre — n'est pas une création propre au modèle : il apparaît d'abord sur la DB4 GT à empattement court en 1959, avant d'être généralisé à la DB4 Vantage Series IV en 1961 (voir Genèse de la DB4 — Projet 114, Harold Beach et l'alliance avec Touring de Milan et DB4 GT et DB4 GT Zagato — les versions extrêmes qui encadrent la DB5). Ce succès stylistique est la raison pour laquelle Aston Martin le reconduit sans changement sur la DB5, puis sur la DB6.
Les cinq séries de la DB4 : un repère de datation utile
Pour resituer la DB5 dans son contexte immédiat, il est utile de connaître les cinq « séries » (Series I à V) qui ont ponctué la carrière de la DB4 entre 1958 et 1963, chacune identifiable par des détails précis selon Wikipédia :
- Series I-II : passage progressif à des vitres à encadrement (Series II) ;
- Series III : nouveaux feux arrière à trois petites lampes sur platine chromée (contre une unité monobloc auparavant) ;
- Series IV : calandre à barres (au lieu d'une calandre « nid d'abeille »), moteur Vantage disponible ;
- Series V : carrosserie allongée et rehaussée (pour plus d'espace intérieur, diamètre de roues réduit pour conserver la même hauteur globale), feux arrière similaires à la Series III mais encastrés, face avant généralement au dessin aérodynamique Vantage/GT — c'est cette dernière série qui sert de base directe et quasi inchangée à la DB5.
Un ultime repère tardif, à la frontière avec la DB6
Selon Supercar Nostalgia, une poignée de DB5 produites tout en fin de série reçoivent, par anticipation, de petites veilleuses latérales positionnées en retrait des clignotants avant — une disposition empruntée telle quelle à la DB6 qui s'apprête à prendre la relève (voir La DB6 — le successeur qui referme le chapitre Superleggera), et qui permet de dater très précisément les tout derniers exemplaires construits.
Voir aussi
- Le lancement de la DB5 en septembre 1963 — une évolution assumée, pas une rupture
- La technique « Superleggera » expliquée — ce que la DB5 doit vraiment à Touring de Milan
- Comment la DB5 est devenue la voiture de James Bond — genèse du choix de Goldfinger (1964)
- La DB5 Goldfinger Continuation (2020) — 25 exemplaires neufs, gadgets fonctionnels et 4 500 heures de fabrication
- L'habitacle de la DB5 — tableau de bord à sept cadrans et équipement de grand tourisme
- Lire un numéro de châssis Aston Martin — repères d'identification et vérification d'authenticité pour une DB5
- Site source
- en.wikipedia.org ; supercarnostalgia.com ; media.astonmartin.com
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
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