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§ 01 · Histoire et modèles

La deuxième génération (8J, 2006-2014) — construction hybride aluminium/acier et design

Audi TT · depuis 1960 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une annonce dès 2004, un dévoilement en 2006

Audi annonce dès août 2004 que la future génération de la TT sera construite en aluminium, avant une entrée en production planifiée pour 2007. Un avant-goût stylistique en est donné par le concept-car Audi Shooting Brake, présenté au salon de Tokyo 2005 — une carrosserie « shooting brake » à hayon et lignes anguleuses qui ne sera finalement pas reprise telle quelle. La génération de série, désignation interne Type 8J, est officiellement dévoilée le 6 avril 2006 ; la production démarre en août 2006 pour le coupé, le roadster suivant en 2006 (Wikipédia anglophone) ou 2007 selon le communiqué Audi de 2023 pour les marchés couverts par cette source — un léger écart de date probablement lié à des calendriers de lancement différents selon les marchés, non tranché ici.

Une caisse composée à 69 % d'aluminium, acier à l'arrière

La 8J repose sur la plateforme Volkswagen Group A5, nom de code interne PQ35, partagée avec la Golf V, la Jetta (5ᵉ génération), la seconde génération d'Audi A3 (8P), les SEAT León (2ᵉ génération), Toledo (3ᵉ génération) et Altea, ainsi que la Škoda Octavia (2ᵉ génération). La caractéristique technique la plus notable de cette génération, conforme à l'annonce de 2004, est sa construction hybride : les panneaux de carrosserie avant sont en aluminium, l'arrière restant en acier, un compromis qui vise un équilibre des masses avant/arrière quasi neutre. Wikipédia francophone chiffre précisément ce châssis développé spécifiquement pour ce modèle à 69 % d'aluminium. La voiture gagne par ailleurs en dimensions : cinq pouces de plus en longueur et trois pouces de plus en largeur que la 8N.

Un gain aérodynamique direct, en réponse indirecte à la crise de 1999-2000

Le coefficient de traînée (Cx) passe de 0,34 (voire 0,35 selon Wikipédia anglophone, un écart mineur non arbitré) à 0,30 — un progrès explicitement lié, selon Wikipédia francophone, au profilage plus travaillé de la carrosserie. La 8J introduit également un aileron arrière rétractable, qui se déploie automatiquement autour de 120-125 km/h (les deux sources consultées divergent légèrement sur le seuil exact) et se rétracte sous 80 km/h, tout en préservant l'esthétique épurée du dessin d'origine lorsqu'il est escamoté — une réponse directe, bien que non formulée comme telle par Audi, à la controverse de la génération précédente (voir La controverse sécurité de 1999-2000 — accidents mortels, rappel et gestion de crise).

Le design : deux noms complémentaires plutôt que contradictoires

Deux noms de designers reviennent dans les sources pour cette génération, sans qu'il s'agisse d'une contradiction : Walter de'Silva, directeur du style de l'ensemble du groupe Volkswagen à partir de 2007, est crédité par Wikipédia anglophone comme « designer » de la 8J au niveau de l'infobox de synthèse. Plusieurs sources de presse spécialisée automobile (motorpasion.com, Caradisiac, CarDesign.es), convergentes entre elles, créditent plus précisément Jorge Díez — designer espagnol qui dessinera ensuite la première génération d'Audi A7 avant de rejoindre Mitsubishi Motors Europe puis de devenir directeur du design de SEAT et Cupra en 2020 — comme l'auteur du dessin proprement dit de la TT 8J durant son passage chez Audi. Ces deux crédits sont cohérents entre eux : de'Silva occupe une fonction de direction générale du style du groupe, tandis que Díez est l'auteur du projet à l'échelle du modèle — une distinction de niveau hiérarchique plutôt qu'une divergence factuelle, dans l'esprit de la fiche La genèse du concept-car (1994-1995) — Bauhaus, Francfort et l'équipe de design qui documente une ambiguïté similaire pour la première génération.

Continuité stylistique assumée

Le langage visuel reste fidèle aux codes de la 8N — formes rondes, absence d'arêtes vives — tout en intégrant la calandre trapézoïdale « Single Frame » généralisée à toute la gamme Audi à partir de 2004, des optiques étirées en amande, et des feux arrière inédits composés de segments rectangulaires opaques formant des carrés lumineux, un traitement repris ensuite sur l'Audi R8. Voir Le langage stylistique Bauhaus — le cercle comme grammaire, de 1995 à 2023 pour l'analyse du langage stylistique Bauhaus commun à toutes les générations.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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