L'IROC-Z (1985-1990) — l'injection Tuned Port et le nom d'un championnat monotype
Un nom emprunté à une série de courses, pas inventé pour la voiture
Contrairement à Z/28 ou SS, le nom IROC-Z ne sort pas de l'imagination d'un service marketing : il rend directement hommage à l'International Race of Champions (IROC), un championnat monotype confidentiel opposant les meilleurs pilotes de plusieurs disciplines sur des voitures rigoureusement identiques. La Camaro sert de support à cette série de 1975 jusqu'à la fin des années 1980, et Chevrolet choisit en 1985 de commercialiser un paquet d'option reprenant ce nom pour son option Z28 la plus aboutie.
Une suspension et des pneus repensés autour de la Corvette
Au-delà de son décor spécifique, l'IROC-Z apporte une suspension révisée (amortisseurs Delco-Bilstein à valve spécifique, ressort de renfort direction/châssis surnommé le « wonder bar », barres antiroulis élargies) et surtout des pneus Goodyear « Gatorback » directionnels de 245/50 VR16, directement empruntés à la Corvette (qui les chausse en 255/50), montés sur des jantes en aluminium à cinq branches de 16 pouces spécifiquement conçues avec un déport différent à l'avant et à l'arrière — au point que les mots « Front » et « Rear » sont directement coulés dans chaque jante pour éviter toute erreur de montage.
L'injection Tuned Port, empruntée elle aussi à la Corvette
La véritable rupture technique de l'IROC-Z tient à la disponibilité, en option, de l'injection électronique multipoint Tuned Port Injection (TPI), développée pour la Corvette C4. Le V8 305 pouces cubes (5,0 L) LB9 en TPI atteint 215 ch — une nette progression face aux versions carburées 305 de la même époque (155 à 190 ch selon la préparation). L'évolution se poursuit en 1987 avec l'arrivée d'un V8 350 pouces cubes (5,7 L) L98 en TPI, réservé à la boîte automatique, culminant à 225 ch et 330 lb-pi de couple — le moteur le plus puissant jamais proposé sur une Camaro de troisième génération.
Le retour du cabriolet, sous-traité à un carrossier extérieur
1987 marque également le retour du cabriolet, absent du catalogue Camaro depuis 1969 (voir La deuxième génération (1970-1981) — lancement du « 1970½ » et philosophie « voiture de conducteur »). Plutôt que de le réintégrer en interne, Chevrolet confie la transformation des carrosseries à toit T-top en cabriolets complets au carrossier extérieur American Sunroof Company (ASC) — une pratique de sous-traitance courante dans l'industrie américaine de l'époque pour des volumes trop faibles pour justifier un outillage dédié en usine.
Voir aussi
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
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