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§ 13 · Achat administratif

Acheter-vendre — la valeur des choses (cotes, arnaques, méthode de négociation)

Citroën Traction Avant · 1934–1957 · 3 min de lecture · extraite le 11 sept. 2026

Record confirmé : le roadster 15/6

Vendu aux enchères le 15 mars 2015 pour 612 400 € — la Citroën la plus chère jamais vendue publiquement, malgré un état loin du « concours ». Confirme et précise la rareté déjà documentée ailleurs dans le corpus (3 survivants sur 7 coques assemblées). ✅ Recoupement ultérieur (2024) : cette rareté « 3 survivantes sur 7 » et cette même vente record de 2015 sont documentées de façon totalement indépendante et bien plus détaillée par le dossier historique de la maison Aguttes (auteur : Olivier de Serres) à l'occasion d'une remise en vente en 2024 (châssis n° 1846075, non vendue cette fois faute d'enchère atteignant la réserve) — voir Combien de 15-Six Cabriolet ont réellement été produits ? Le dossier Aguttes (châssis 1846075), qui documente aussi une mise en garde sur l'authenticité de cet exemplaire précis.

Données de marché datées (utile pour évaluer une tendance, pas un prix absolu)

  • 1982 : 11B (1946-57) officiellement cotée 11 500 F, berline 15/6 24 000 F.
  • 1993 : familiale Traction 1954 état concours ~65 000 F.
  • 2005 : roadster 7C 1938 état concours ~62 000 €.
  • Aujourd'hui (2015) : le même roadster 7C se revendrait ~95 000 € — soit une rentabilité annualisée de seulement ~4% sur 10 ans, moins qu'un placement bancaire equivalent sur d'autres catégories (l'auteur calcule qu'un doublement de cote sur 12 ans équivaut à un placement à 6%).
  • Tendance générale sur ~12 ans : épave 1 000€→3-4 000€ ; sortie de grange 2-3 000€→5-6 000€ ; auto restaurée 14-15 000€→20-25 000€ ; état concours 18-19 000€→28 000€+.

⚠️ Arnaques et pièges documentés (haute valeur pour un futur acheteur)

  • Finitions inventées : une voiture incomplète (sans sellerie, planche de bord, ailes, malle, phares, ligne d'échappement, pare-chocs ni pneus conformes) vendue avec un récit fantaisiste de « finition Export spéciale conçue par le bureau d'études Citroën en hommage à l'avion Curtiss P-40 » — anachronisme total (André Citroën mort en 1935, l'avion sort en 1938). Prix demandé passé de 30 000€ à 6 200€ sans trouver preneur : la fable ne convainc personne durablement.
  • Fausses plaques d'identité d'époque vendues sur les bourses (ex. Lipsheim) — aucune de date réelle malgré l'apparence.
  • Refabrications récentes vendues comme pièces d'origine : taille, marquage et prix doivent alerter (« le plus souvent il datera de 2005 mais pas de 1935 »).

Méthode de négociation

  • « À voir avant de parler prix » signale généralement un choix de restauration non conforme (teinte, calandre chromée) que le vendeur sait difficile à négocier — compter le coût d'une remise en conformité dans l'offre.
  • Une annonce trop agressive (« curieux s'abstenir ») : ne pas se déplacer, la marge de négociation sera nulle.
  • Ne jamais répondre à « combien m'en donneriez-vous ? » sans reste : le vendeur connaît déjà son prix plancher.

Grille de décision synthétique

Comparer la cote d'amour (réalité, pas l'euphorie de l'achat) au prix demandé + travaux restants :

  • Marge suffisante pour finir dans son budget/ses compétences → acheter.
  • Cote dépassée mais rareté réelle et croissante → acheter quand même.
  • Cote dépassée, plus aucun travail à faire → « coup de cœur » acceptable.
  • Cote presque atteinte et gros travaux restants sans les compétences pour les mener → ne pas acheter, risque de finir par payer plusieurs fois la cote chez un professionnel.

Autres prix d'enchères documentés (complément citroenvie.com)

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
jeromecollignon.blog4ever.com
Auteur du site
Jérôme Collignon
Date d'extraction
11 sept. 2026
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