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§ 13 · Achat administratif

Identifier un roadster Traction — authenticité et repérage des copies

Citroën Traction Avant · 1934–1957 · 4 min de lecture · extraite le 11 sept. 2026

Suite de Identifier une Traction — numéros de série, de coque, de moteur (méthode complète). Complète directement le débat authenticité vs réplique déjà documenté dans Détails historiques — datation, teintes et calandres (d'après Jérôme Collignon) et Verification croisee.

Repère de datation le plus simple : position de la goulotte de réservoir

PériodeConfiguration
jusqu'à l'automne 1935Deux goulottes basses, plaque d'immatriculation centrale, deux volets d'évent devant le pare-brise, direction à boîtier
octobre 1935 → mai 1936Une goulotte plus haute et oblique, plaque sur l'aile arrière gauche
après mai 1936Nouvelle coque, un seul volet d'évent sans renfort doublé, direction à crémaillère

Conformité au millésime : aucun roadster (ni coupé) produit après 1942 — exception unique : un roadster 15/6 ivoire achevé sur chaînes en 1946. Toute voiture prétendant à un millésime ultérieur est suspecte par construction.

Critères d'authenticité rapides (sans démontage)

  • Sellerie : toujours deux banquettes (jamais de sièges séparés), toujours cuir/simili (jamais tissu, exposition aux intempéries). Banquette avant capitonnée, banquette de spider lisse. (À l'inverse, les faux-cabriolets fermés sont toujours en tissu — jamais en cuir.)
  • Harmonisation des couleurs : avant mi-1935, intérieur entièrement assorti (sellerie, tableau de bord, dessus de portières, tablette) ; après 1935, seuls tableau de bord et tablette suivent la couleur de caisse, le reste suit la sellerie.
  • Charnières de porte : forme olive (1934-35) → cylindrique (après 1936).
  • Seuil de porte plus épais que sur une berline (lié à la structure interne renforcée, voir plus bas).
  • Marchepieds ronds côté droit uniquement : présents seulement si le spider est garni d'une banquette (accès passager) — leur présence sur un roadster configuration « coffre » (spider non garni) est un signe d'erreur de restauration.

Critères structurels (nécessitent un démontage) — les plus fiables

  • Une soudure verticale dans le passage de roue arrière délimite l'assemblage du caisson — ⚠️ certains faussaires reproduisent désormais délibérément cette soudure, donc ce seul indice ne suffit plus seul.
  • Renfort externe supplémentaire dans la poutre basse de caisse (sandwich à 3 épaisseurs de tôle), spécifique aux roadsters/coupés, compensant l'absence de toit pour la rigidité en torsion — détail structurel difficile à reproduire de façon convaincante.
  • Roadster 15/6 : renfort encore plus poussé (feuillure quadruplée) — Collignon présente cette information comme inédite, publiée ici pour la première fois.
  • Motif d'emboutissage des renforts internes différent entre 1934-1935 (continu, soudé point par point à la main) et 1936-1942 (répartition différente).

Taxonomie des reconstructions et copies (utile pour trancher un cas concret)

  • Roadsters « MB » de Marcel Bonhoure (8 exemplaires) : pas des Citroën — l'artisan disposait de sa propre marque et de numéros de série distincts, démarche assumée et non frauduleuse en soi.
  • Reconstructions Ets Mersch : reconnaissables aux alvéoles de renfort rondes (et non carrées comme en série).
  • Kits résine JF Cassoulet : ligne de caisse plus haute, angle plus « carré » entre tôle de spider et flancs, porte de spider plus plate.
  • Fabrication espagnole de 1952 (à partir d'une coque de berline) : ligne de caisse arrière trop basse/marquée, position de poignée de porte révélatrice.
  • « Berlines décapsulées » (toit simplement découpé) : les plus grossières, parfois reconnaissables même par un non-spécialiste (encadrement de pare-brise et portières de berline conservés) — l'auteur cite l'exemple du roadster du film Indiana Jones et la Dernière Croisade (1989), monté avec un pare-brise de berline à coins arrondis au lieu des coins carrés propres aux roadsters.

Position de l'auteur (éthique de la recherche)

Collignon précise explicitement qu'il n'est pas expert agréé, refuse toute expertise commerciale ou cote, et ne s'oppose pas par principe à la refabrication d'un roadster à partir d'éléments d'origine si elle est déclarée comme telle (carte grise mention « cabriolet ») — sa réserve porte sur les copies vendues de façon ambiguë comme authentiques.

Bibliographie complémentaire découverte

  • Olivier de Serres, Traction coupé cabriolet découvrable, éditions ETAI, 2010 — nouvelle référence pour Un peu de lecture — bibliothèque commentée du tractionniste.
  • L'ancien site de l'auteur, tractionavant1934.com (créé avec Guy LOOS), premier article sur ce sujet dès 2004, inaccessible depuis novembre 2017 — son contenu a été rapatrié dans cet article-ci et n'est donc plus à rechercher séparément.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
jeromecollignon.blog4ever.com
Auteur du site
Jérôme Collignon
Date d'extraction
11 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
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