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§ 02 · Moteur

Le V6 PRV — la première Citroën à six cylindres depuis la Traction 15-Six

Citroën XM · 1989–2000 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

La première Citroën à six cylindres depuis la 15-Six

Alors que le compartiment moteur de la CX, dimensionné dans les années 1970 pour un Wankel puis un quatre-cylindres, n'a jamais pu accueillir de six-cylindres (voir genese-projet-l-wankel-comotor-cx, lien relatif dossier citroen-cx/), la XM est dès sa conception dimensionnée pour recevoir le V6 PRV — le bloc développé en commun par Peugeot, Renault et Volvo, déjà utilisé sur la SM après le rachat de Maserati puis sur nombre de berlines françaises haut de gamme des années 1970-1980. C'est la première fois qu'un six-cylindres équipe une Citroën de grande série depuis l'arrêt de la Traction 15-Six en 1957 (l'aventure SM ayant reposé sur un V6 Maserati, non sur le PRV).

Tableau des versions

VersionCylindréePuissanceAnnées
V6 (12 soupapes)2 975 cm³170 ch à 5 600 tr/min1989-1993
V6 (12 soupapes)2 963 cm³167-170 ch1993-1997
V6.24 (24 soupapes, ACAV)2 975 cm³200 ch à 6 000 tr/min1990-1993
V6.24 (24 soupapes, ACAV)2 963 cm³200 ch à 6 000 tr/min1993-1997

Le choix des culasses multisoupapes plutôt que du turbo

Face à la demande d'une clientèle réclamant 200 chevaux pour rivaliser avec les Mercedes 300E, BMW 525i, Lancia Thema Turbo 16v ou la propre cousine Peugeot 605 SV24, la direction du programme (Xavier Karcher et Jacques Calvet) choisit, à l'été 1990, de faire évoluer le bloc 2 975 cm³ existant plutôt que de le turbocompresser : deux nouvelles culasses à quatre soupapes par cylindre (soit 24 au total) sont greffées sur le bas-moteur du V6 170 ch, associées à un système d'admission à conduits de longueur variable baptisé ACAV, qui permet de disposer de 80 % du couple maximal dès 1 000 tr/min. Cette approche diffère de celle retenue par Renault sur la R25, qui réduit au contraire la cylindrée de son propre V6 (2 458 cm³) tout en le suralimentant pour atteindre 182 puis 205 ch. La XM V6.24, réservée à la seule boîte manuelle et généreusement équipée de série (cuir, bois, climatisation automatique — l'équipement qui deviendra la norme de la finition Exclusive), est saluée par la presse d'essai comme une routière rapide et efficace, mais déjà onéreuse.

Un défaut de jeunesse sévère

Le lancement du V6.24, à l'été 1990, coïncide malheureusement avec l'apparition des premiers signaux de la crise de fiabilité générale de la XM (voir La crise de fiabilité des débuts et l'opération « XM Confiance » — les faits précis) : la quasi-totalité des 176 premiers exemplaires produits avec ce moteur souffrent d'un problème de circulation d'huile entraînant une usure prématurée des arbres à cames — un défaut de conception que Citroën semble avoir découvert après coup plutôt qu'anticipé.

Fin de lignée et rareté

La cylindrée du V6 est ramenée de 2 975 à 2 963 cm³ en juillet 1993, sans changement de puissance mais avec un agrément amélioré à bas régime. Seuls 395 exemplaires de cette dernière version du V6.24 auront été produits avant que le moteur ne cède la place, en 1997, au nouveau V6 ES9 (voir Le V6 ES9 — le dernier moteur de la XM, coentreprise PSA-Renault) — ce qui en fait, avec sa direction DIRAVI de série encore présente à cette date (voir La DIRAVI sur la XM — dernière apparition d'une technologie née sur la SM) et sans le système anti-affaissement SC-MAC introduit par ailleurs sur la Phase 2, l'une des versions les plus recherchées et les plus rares de toute la production XM (voir Quelle XM acheter ? Millésimes, motorisations et bon sens pratique).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
mecanicus.com + recoupements fr.wikipedia.org, en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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