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§ 02 · Moteur

Les moteurs essence 4 cylindres — la famille XU, du carburateur au Turbo CT

Citroën XM · 1989–2000 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Contrairement à la CX, dont les moteurs essence provenaient en ligne directe de la DS et, plus loin encore, de la Traction Avant (voir moteurs-essence-serie-m-cx, lien relatif dossier citroen-cx/), la XM inaugure une motorisation entièrement issue de la « banque d'organes » commune du groupe PSA : la famille XU, déjà utilisée sur la BX (voir familles-moteurs-bx) et sur plusieurs Peugeot contemporaines.

Tableau des motorisations XU (2 litres, 1 998 cm³)

VersionAlimentationPuissanceAnnées
2.0Carburateur115 ch à 5 800 tr/min1989-1992
2.0 injectionInjection multipoint130 ch à 5 600 tr/min1989-1992
2.0 injection catalyséeInjection multipoint122 ch à 5 600 tr/min1989-1994
2.0i 16vInjection, double arbre à cames, 16 soupapes135 ch à 5 500 tr/min1994-2000
2.0 Turbo CTInjection + turbo bas régime145 ch puis 150 ch (1994)1992-2000

Le retrait du carburateur et l'arrivée du catalyseur

La version d'entrée de gamme à carburateur (115 ch), commercialisée à partir de septembre 1989, disparaît du catalogue en juillet 1992 avec la généralisation du pot catalytique trois voies imposée par la réglementation européenne ; la version à injection perd dans le même temps 8 chevaux (de 130 à 122 ch) du fait de cette même dépollution. Il faut attendre le restylage de juillet 1994 pour voir apparaître un moteur 2 litres réellement modernisé : le 2.0i 16 soupapes (135 ch), à double arbre à cames en tête, qui reste en production jusqu'à l'arrêt de la XM en 2000.

Le Turbo CT, ou « Turbo à Couple Constant »

Faute de six-cylindres abordable en entrée de gamme sportive, Citroën répond à partir d'octobre 1992 à la demande de performance par la suralimentation, comme la CX l'avait déjà fait en son temps avec la GTI Turbo (voir gti-injection-turbo-echangeur-air-air-cx) : le 2.0 Turbo CT associe un turbocompresseur à faible inertie à une gestion électronique qui maintient un couple constant sur une large plage de régimes (23 mkg entre 2 200 et 4 400 tr/min), d'où son appellation commerciale « Turbo Constant Torque ». Il développe 145 ch à l'origine, porté à 150 ch lors du restylage de 1994. Début 1993, face à la concurrence jugée insuffisante des versions 2 litres sur le marché britannique, Citroën équipe même ce moteur de turbocompresseurs Garrett à faible inertie ajoutant 15 ch supplémentaires — de quoi rendre la XM plus puissante sur le papier que des rivales britanniques comme la Rover 820, la Vauxhall Carlton ou la Ford Granada 2.0 GLX.

Une famille de moteurs largement mutualisée dans le groupe PSA

Les moteurs XU de la XM se retrouvent, sous des formes proches, dans la Citroën Xantia, la Citroën C5, la Peugeot 405 et la Peugeot 406 — une mutualisation industrielle qui contraste avec l'indépendance mécanique presque totale dont bénéficiait la lignée moteur de la CX (voir Genèse de la XM — le projet Y30, la fin de la CX et le contexte industriel PSA).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org + recoupements fr.wikipedia.org, leblogauto.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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