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§ 01 · Histoire et modèles

La fermeture de l'usine de Dunmurry et son devenir après DeLorean

Delorean DMC-12 · 1981–1983 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un site industriel abandonné après un investissement colossal

La faillite de DMC (voir L'effondrement financier de 1982 — de la mise sous séquestre à la faillite) emporte avec elle environ 2 500 emplois directs et plus de 100 millions de dollars d'investissements, dont l'essentiel avait été apporté par le gouvernement britannique (voir Pourquoi Dunmurry ? Le choix d'une usine automobile en pleine période des Troubles). Ce dernier tente, sans succès, de faire revivre une partie utilisable de l'outil industriel avant de se résoudre à la fermeture complète du site. John DeLorean lui-même a constamment soutenu, dans les années qui ont suivi, que sa société était en réalité solidement viable au moment de sa fermeture — disposant selon lui de plusieurs millions de dollars de trésorerie et de deux années de commandes concessionnaires en carnet — et que la décision de fermeture relevait avant tout d'un choix politique du gouvernement britannique plutôt que d'une nécessité économique. Cette thèse reste une position défendue par l'intéressé lui-même dans les sources consultées, non un fait établi indépendamment ; elle est rapportée ici comme telle, sans être présentée comme acquise.

Une légende locale, à traiter comme telle

Une tradition orale circule en Irlande du Nord selon laquelle l'échec de DeLorean serait lié à la destruction, lors de la construction de l'usine, d'un « fort de fées » (fairy fort) — un site considéré comme sacré dans le folklore irlandais traditionnel. Cette explication relève explicitement du registre de la légende populaire et non d'une analyse factuelle des causes de la faillite (largement documentées par ailleurs dans ce corpus, voir L'effondrement financier de 1982 — de la mise sous séquestre à la faillite) ; elle est mentionnée ici uniquement à titre de curiosité culturelle attestée par les sources, sans lui accorder de valeur explicative.

Une seconde vie industrielle : Montupet, puis Linamar

Le site de l'ancienne usine DeLorean ne reste pas à l'abandon : à partir de 1989, l'équipementier automobile français Montupet s'y installe pour y fabriquer des culasses en aluminium moulé. Au moment de son rachat par le groupe en 2015, l'usine emploie plus de 600 personnes — soit davantage que ce que DMC elle-même employait à son pic d'activité. Le site est aujourd'hui exploité sous le nom de Montupet UK, filiale du groupe canadien Linamar Corporation, et continue de produire des pièces automobiles plus de quarante ans après la fin de la production DeLorean.

La piste d'essai, aujourd'hui terrain de rassemblement des passionnés

La piste d'essai construite à côté de l'usine pour les tests de fin de chaîne (voir La construction de l'usine DMCL à Dunmurry (1978-1981) et une main-d'œuvre à former de toutes pièces) a été remise en état pour un usage à basse vitesse par une communauté de passionnés de la marque, qui s'y retrouve régulièrement. En juin 2024, un rassemblement baptisé « DeLorean Revival » a réuni jusqu'à 62 DeLorean (exemplaires d'origine et répliques confondus) sur cette même piste — un symbole de la persistance de l'attachement à la marque sur le site même de sa disparition industrielle, largement porté par la notoriété acquise entre-temps grâce à Retour vers le futur (voir Pourquoi une DeLorean ? La genèse de la machine à voyager dans le temps de « Retour vers le futur »).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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