Fin de carrière : la 550 Maranello succède à la Testarossa, la F50 à la F40
La lignée Testarossa cède la place à un retour au moteur avant
La production de la F512 M s'achève début 1996, mettant un point final à vingt-trois années ininterrompues de moteurs flat-12 centraux arrière chez Ferrari, initiées par la Berlinetta Boxer en 1973 (voir L'héritage du flat-12 : de la Berlinetta Boxer (1973) à la Testarossa). Sa remplaçante, la 550 Maranello, opère une rupture d'architecture majeure : retour à un moteur V12 monté à l'avant, une configuration que Ferrari n'avait plus proposée sur son modèle deux places le plus sportif depuis la Daytona (365 GTB/4) des années 1968-1973. Ce choix, motivé par les progrès en matière de répartition des masses et de comportement routier obtenus avec un empattement long et un moteur avant, marque autant une évolution technique qu'un changement de philosophie pour le haut de gamme de la marque.
La F40 cède la place à une Formule 1 pour la route
La version routière de la F40 cesse d'être produite en 1992, tandis que ses déclinaisons course (F40 LM, Competizione, GTE) prolongent sa carrière jusqu'en 1996 sur les circuits (voir La F40 GTE en Championnat BPR Global GT et aux 24 Heures du Mans (1995-1996)). Sa remplaçante officielle, la Ferrari F50, est dévoilée au Salon de Genève en mars 1995 pour célébrer le cinquantième anniversaire de la marque. Contrairement à la F40, elle abandonne la suralimentation par turbocompresseurs au profit d'un V12 atmosphérique de 4,7 litres à 60 soupapes (Tipo F130B), directement dérivé du V12 de F1 3,5 litres de la Ferrari 641 de 1990 — un choix technique lié à l'homologation parallèle du moteur pour le prototype d'endurance 333 SP engagé en IMSA dès 1994. Dévoilée à Genève, la F50 est produite à 349 exemplaires, un chiffre volontairement inférieur à la demande estimée par Ferrari (350 unités visées), dans une logique marketing assumée de rareté maximale.
Deux philosophies de succession contrastées
Ces deux successions illustrent des logiques différentes : la 550 Maranello vise un compromis plus routier après des années de supercars à vocation extrême, tandis que la F50 pousse au contraire la logique de la F40 encore plus loin en revendiquant ouvertement l'héritage direct de la Formule 1. Aucune des deux remplaçantes n'appartient au périmètre de ce corpus, consacré spécifiquement à la Testarossa et à la F40 elles-mêmes.
Voir aussi
- La F512 M (1994-1996) : dernière évolution et fin du moteur flat-12 chez Ferrari · L'héritage du flat-12 : de la Berlinetta Boxer (1973) à la Testarossa · Combien de F40 ont réellement été produites ? Entre 1 311 et 1 337 selon les sources · La 288 GTO Evoluzione : le chaînon technique manquant entre le Groupe B et la F40
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Ferrari_F50 ↗
- La F512 M (1994-1996) : dernière évolution et fin du moteur flat-12 chez FerrariFerrari Testarossa & F40 · Histoire et modèles
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- L'héritage du flat-12 : de la Berlinetta Boxer (1973) à la TestarossaFerrari Testarossa & F40 · Moteur
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