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§ 01 · Histoire et modèles

Vue d'ensemble : la Ferrari F40 (1987-1992, versions course jusqu'en 1996)

Ferrari Testarossa & F40 · 1984–1996 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une supercar née pour un anniversaire

La Ferrari F40 est dévoilée le 21 juillet 1987 au Centre civique de Maranello, présentée à la presse par Enzo Ferrari lui-même sur le circuit de Fiorano, en présence du chef designer Pininfarina Leonardo Fioravanti et du designer Pietro Camardella, auteur de la carrosserie. Son nom associe simplement le « F » de Ferrari au chiffre 40, pour les quarante ans de la première voiture routière approuvée par la marque. La présentation publique suit au Salon de Francfort la même année. Le projet, lancé le 10 juin 1986 sous la responsabilité de l'ingénieur Nicola Materazzi (voir La genèse de la F40 : de l'idée du Groupe B au « projet 164 » de Nicola Materazzi), n'aura donc demandé qu'environ treize mois entre le feu vert et la présentation officielle — un délai extrêmement court qu'Enzo Ferrari lui-même avait imposé.

La dernière voiture personnellement approuvée par Enzo Ferrari

La F40 occupe une place à part dans l'histoire de la marque : c'est la dernière automobile Ferrari personnellement validée par son fondateur avant sa mort, survenue le 14 août 1988, un an seulement après la présentation de la voiture (voir La mort d'Enzo Ferrari (août 1988) et le statut particulier de la F40). Elle succède directement à la 288 GTO, dont elle reprend une large part de l'architecture technique via le programme de compétition avorté « Evoluzione » (voir La 288 GTO Evoluzione : le chaînon technique manquant entre le Groupe B et la F40), et cède sa place à la Ferrari F50 en 1992 pour la version routière (voir Fin de carrière : la 550 Maranello succède à la Testarossa, la F50 à la F40).

Une voiture de course habillée pour la route

Motorisée par un V8 biturbo de 2,9 litres directement issu de la compétition (voir Le V8 biturbo Tipo F120 de la F40 : 478 chevaux issus de la compétition), habillée de Kevlar, de fibre de carbone et d'aluminium, dépourvue de la quasi-totalité du confort attendu d'une voiture de route (voir L'habitacle dépouillé de la F40 : une philosophie assumée de « voiture de course pour la route »), la F40 est à sa sortie la voiture de série la plus rapide, la plus puissante et la plus chère jamais commercialisée — un triplé qui alimentera à la fois son mythe et une vague spéculative sans précédent sur le marché de l'occasion dès la fin des années 1980.

Une carrière commerciale qui dépasse largement les prévisions initiales

Prévue à seulement 400 exemplaires, la production est portée à 1 000 unités face à l'afflux de commandes, puis augmentée une dernière fois pour respecter les quotas contractuels de l'importateur américain, portant le total à 1 311 exemplaires selon le décompte le plus généralement retenu (voir Combien de F40 ont réellement été produites ? Entre 1 311 et 1 337 selon les sources). Le succès critique, plus mitigé à l'origine face à une Porsche 959 jugée plus aboutie techniquement par une partie de la presse d'essai (voir F40 contre Porsche 959 : deux philosophies opposées de la supercar des années 1980), s'est largement retourné avec le temps : la F40 est aujourd'hui couramment qualifiée par la presse spécialisée de plus grande Ferrari routière jamais produite.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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