Aller au contenu
§ 01 · Histoire et modèles

Le Honda S600 (1964-1966) : la consécration à l'export

Honda S500 / S600 / S800 · 1963–1964 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Le premier Honda vraiment vendu dans le monde

Lancé en mars 1964 comme évolution directe du S500 (voir Le Honda S500 (1963) : première voiture de tourisme de la marque), le S600 en reprend la silhouette générale mais porte la cylindrée à 606 cm³ (alésage/course 54,5 × 65 mm, code moteur AS285E) pour 57 ch à 8 500 tr/min, la zone rouge restant fixée à 9 500 tr/min. Il devient le premier modèle Honda vendu en Europe, d'abord uniquement en conduite à droite avant l'apparition de versions à conduite à gauche destinées à l'export. Selon Wikipédia en japonais, le S600 est même la toute première automobile asiatique jamais exportée vers l'Allemagne de l'Ouest — une antériorité notable, absente des sources anglophones consultées pour ce dossier.

Le mystère du badge SM600

Les sources se contredisent sur la signification exacte du sigle SM600. Selon Wikipédia (édition anglaise), il s'agit d'une simple finition haut de gamme disponible sur le S600 ordinaire (roadster ou coupé), ajoutant autoradio, allume-cigare, éclairage de recul, protections de bas de caisse et sellerie améliorée. Selon le site américain spécialisé Car Origins, en revanche, le SM600 désignerait une variante mécanique bien plus rare et distincte : une boîte semi-automatique à 3 rapports avec surmultipliée séparée, destinée aux conducteurs réticents à l'embrayage, restée peu populaire. 🗳️ Faute de troisième source permettant de trancher, les deux versions sont consignées côte à côte plutôt que fondues en un faux consensus — voir La boîte à 4 rapports de la série S, et l'énigme de la « SM600 » semi-automatique et sources/verification-croisee.md.

Le coupé, deuxième carrosserie de l'histoire de la marque

En février 1965, Honda complète la gamme d'un coupé à hayon au profil fastback (code châssis AS285C), premier modèle Honda proposé en deux carrosseries distinctes — détail développé dans Le coupé fastback, deuxième carrosserie de la série S (1965-1970).

Des chiffres de production qui ne se recoupent jamais tout à fait

Aucune des sources consultées ne s'accorde précisément sur les volumes produits. Wikipédia (édition anglaise) détaille 3 912 cabriolets en 1964, puis 7 261 cabriolets et 1 519 coupés en 1965, puis seulement 111 cabriolets et 281 coupés en 1966 lors du basculement vers le S800 — soit un total de 11 284 cabriolets et 1 800 coupés. Le club britannique S800 Sports Car Club et le site Supercars.net, eux, avancent des totaux annuels globaux différents (5 210 véhicules en 1964, 8 779 en 1965). Wikipédia en japonais, de son côté, se contente d'une estimation arrondie « proche de 10 000 exemplaires ». ⚠️ Ces trois séries de chiffres sont consignées sans arbitrage dans sources/verification-croisee.md.

Une diffusion internationale réelle mais jamais officielle aux États-Unis

Le S600 gagne l'Australie, plusieurs marchés européens à fiscalité favorable aux petites cylindrées, et le Canada. Des essais menés à San Francisco révèlent cependant que le relief vallonné américain met en évidence le manque de couple à bas régime d'un moteur taillé pour tourner haut — un avertissement qui n'empêche pas quelques exemplaires de rejoindre malgré tout les États-Unis via des militaires américains rentrant du Canada, d'Okinawa ou de Guam, en dehors de tout circuit commercial officiel. La production du S600 s'arrête fin 1965/début 1966 pour laisser la place au S800.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci