Aller au contenu
§ 02 · Générations

Discovery 3 / LR3 (2004-2009) : la rupture technique sous propriété Ford

Land Rover Discovery · depuis 2014 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une conception entièrement nouvelle, financée par Ford

Présenté le 2 avril 2004, près de quatre ans après le rachat de Land Rover par Ford à BMW (voir British Aerospace, BMW, Ford, Tata : quatre actionnaires, quatre empreintes sur le Discovery), le Discovery 3 — LR3 en Amérique du Nord et au Moyen-Orient, voir De Project Jay à sous-marque Discovery : la logique des noms à travers les générations — est la toute première génération conçue entièrement à neuf, sans reprendre le châssis du Range Rover de 1970. C'est aussi la première fois depuis 1989 que Land Rover dispose des moyens financiers d'un grand groupe généraliste pour financer un développement d'une telle ampleur, l'investissement étant mutualisé avec le tout nouveau Range Rover Sport (L320), bâti sur la même base technique.

Un habitacle sans concession dictée par la seule esthétique

Le design est confié à Geoff Upex, directeur du style de Land Rover, avec un principe directeur assumé : chaque choix esthétique doit correspondre à une fonction réelle, jamais à un simple effet de style. Upex justifie ainsi la présence d'une seule entrée d'air sur le capot, côté conducteur, plutôt que deux par souci de symétrie : « une fausse entrée d'air de l'autre côté aurait été prétentieuse et inutile ». Le pli de carrosserie continu sur les portières des générations précédentes disparaît lui aussi, jugé « superflu » par le studio de design. Le profil general reste identifiable — toit « en escalier » au-dessus de la troisième rangée, vitres latérales asymétriques à l'arrière — mais le hayon devient un ensemble à deux parties façon Range Rover, permettant de n'ouvrir que la partie haute ou de s'asseoir à l'abri sur la partie basse relevée.

L'Integrated Body Frame et l'arrivée de Terrain Response

Sur le plan structurel, le Discovery 3 introduit l'Integrated Body Frame, une structure hybride entre monocoque et châssis-échelle (voir L'Integrated Body Frame : le compromis structurel du Discovery 3, entre monocoque et châssis), associée pour la première fois à une suspension pneumatique à quatre roues indépendantes. La grande innovation technologique de cette génération reste toutefois la molette Terrain Response, qui permet au conducteur de sélectionner un type de terrain plutôt que de régler manuellement chaque paramètre mécanique du véhicule (voir Terrain Response : comment le Discovery 3 a démocratisé le franchissement pour le grand public). Les motorisations sont pour la première fois puisées dans le catalogue de Jaguar, alors filiale sœur au sein du groupe Ford : un V6 diesel 2,7 litres développé avec PSA, et un V8 essence 4,4 litres.

Un accueil critique très favorable

La presse automobile britannique salue unanimement le Discovery 3 : l'animateur Richard Hammond de l'émission Top Gear le qualifie de « meilleur 4x4 de tous les temps », tandis que son collègue Jeremy Clarkson en gravit, au volant d'un exemplaire de série, un sommet écossais (Cnoc an Fhreiceadain, 307 mètres) jamais atteint en véhicule à moteur auparavant. Une version sans conducteur, dérivée du LR3, termine également 4ᵉ du DARPA Urban Challenge en 2007, une compétition américaine de véhicules autonomes.

Une fin de carrière assombrie par un projet russe avorté

Un temps envisagé pour un assemblage en kits CKD à l'usine Ford de Vsevolojsk, en Russie, le Discovery 3 n'y sera finalement jamais produit, le projet étant annulé en 2007. La génération 2008-2009, restylée, reçoit un nouvel autoradio Harman/Kardon et des pare-chocs teintés carrosserie, avant de céder la place au Discovery 4 (voir Discovery 4 / LR4 (2009-2016) : l'évolution vers le haut de gamme, sous propriété Tata).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org ; roverparts.com (ROVERLOG)
Date d'extraction
13 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci