Discovery Series II (1998-2004) : « 720 différences » pour un lifting en profondeur
Un lancement sous propriété BMW
Le Discovery Series II (nom de code interne « Project Tempest ») fait ses débuts à l'automne 1998, quatre ans après le rachat du Rover Group par BMW à British Aerospace (voir British Aerospace, BMW, Ford, Tata : quatre actionnaires, quatre empreintes sur le Discovery). Land Rover met alors en avant, dans sa communication commerciale d'époque, pas moins de 720 différences par rapport à la génération précédente — un chiffre qui traduit une refonte réelle de la caisse et de l'habitacle, tout en restant, mécaniquement, une évolution du Discovery Série I plutôt qu'une conception entièrement nouvelle : seul le hayon est directement repris de la génération précédente parmi tous les éléments de carrosserie. Ce choix industriel fait du Discovery Series II le dernier SUV Land Rover à reposer sur une évolution du châssis-échelle et des essieux rigides hérités du Range Rover de 1970 (voir Quinze ans sur le même châssis : la longévité du châssis-échelle du Discovery I et II).
Un clin d'œil assumé à la toute première gamme Land Rover
Le nom « Series II » n'est pas anodin : il renvoie directement à la Land Rover Series II produite de 1958 à 1971, documentée dans le dossier land-rover-series/ (voir De la Series I à la Series III — évolution technique 1948-1985). Les badges arrière montés sur les exemplaires vendus entre 1999 et 2002 reproduisent d'ailleurs fidèlement le dessin des badges d'origine de cette Series II historique — une façon, pour Land Rover, de relier son SUV familial le plus vendu à la toute première génération de son véhicule fondateur, alors même que les deux véhicules n'ont techniquement rien en commun.
Ce qui change réellement sous la carrosserie
L'empattement de 100 pouces et le châssis-échelle restent inchangés, mais la caisse est allongée d'environ 15 cm à l'arrière pour améliorer le volume de coffre et permettre, en option, l'installation de deux strapontins tournés vers l'avant en troisième rangée (la « SE7 »), un net progrès par rapport aux strapontins latéraux du Discovery Série I. Sur le plan électronique, le Series II introduit le Traction Control couplé au tout nouveau Hill Descent Control, au point que Land Rover envisage un temps de se passer du blocage mécanique du différentiel central, jugé redevenu superflu — un pari partiellement remis en cause par la demande des clients, qui obtiennent sa réintégration complète lors du restylage de 2002 (voir Le Hill Descent Control : une invention du Freelander qui a fini... chez BMW). En option, une suspension pneumatique autonivelante à l'arrière et un système anti-roulis actif baptisé ACE (Active Cornering Enhancement) viennent encore rapprocher le confort routier du Discovery de celui du Range Rover (voir De l'ACE à la suspension pneumatique à liaison croisée : l'électronique au service du franchissement).
Le diesel Td5, et la confusion persistante avec BMW
Le diesel 300Tdi hérité du Discovery Série I cède la place au Td5, un tout nouveau cinq-cylindres 2,5 litres à gestion électronique intégrale, développé conjointement avec le Defender (voir 200Tdi, 300Tdi, Td5 : les diesels du Discovery, une histoire partagée avec le Defender) — un moteur souvent, mais à tort, attribué à BMW par erreur, alors qu'il dérive en réalité du moteur L-series de tourisme de Rover, développé en interne par Land Rover. Le V8 essence, lui, passe à 4,0 litres (le bloc P38 « Thor » du Range Rover, sans rapport de cylindrée réelle avec le « 3,9 » du Discovery Série I malgré l'appellation commerciale proche), puis à 4,6 litres en 2003 lorsque le nouveau Range Rover L322 abandonne définitivement le V8 Rover.
Fin de carrière et dernières éditions
Les tout derniers modèles commercialisés au Royaume-Uni ne comptent plus que trois finitions, dites « Definitive Editions » : Pursuit, Landmark et ES Premium. La production s'achève fin mai 2004 pour laisser place au Discovery 3/LR3, entièrement nouveau (voir Discovery 3 / LR3 (2004-2009) : la rupture technique sous propriété Ford).
Voir aussi
- Discovery Série I (1989-1998) : du lancement britannique au succès américain
- British Aerospace, BMW, Ford, Tata : quatre actionnaires, quatre empreintes sur le Discovery
- Le Hill Descent Control : une invention du Freelander qui a fini... chez BMW
- De l'ACE à la suspension pneumatique à liaison croisée : l'électronique au service du franchissement
- Tempest Trek 1998 : le tour du monde qui a précédé le lancement du Discovery Series II
- Discovery 3 / LR3 (2004-2009) : la rupture technique sous propriété Ford
- Site source
- en.wikipedia.org ; roverparts.com (ROVERLOG)
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Land_Rover_Discovery ↗
- Tempest Trek 1998 : le tour du monde qui a précédé le lancement du Discovery Series IILand Rover Discovery · Camel trophy et expeditions
- British Aerospace, BMW, Ford, Tata : quatre actionnaires, quatre empreintes sur le DiscoveryLand Rover Discovery · Industrie et proprietaires
- 200Tdi, 300Tdi, Td5 : les diesels du Discovery, une histoire partagée avec le DefenderLand Rover Discovery · Moteur
- Discovery Série I (1989-1998) : du lancement britannique au succès américainLand Rover Discovery · Générations
- De la Series I à la Series III — évolution technique 1948-1985Land Rover Series I/II/III & Defender · Histoire et genèse
- Discovery 3 / LR3 (2004-2009) : la rupture technique sous propriété FordLand Rover Discovery · Générations
- De l'ACE à la suspension pneumatique à liaison croisée : l'électronique au service du franchissementLand Rover Discovery · Franchissement tout terrain
- Le Hill Descent Control : une invention du Freelander qui a fini... chez BMWLand Rover Discovery · Transmission 4x4
- Quinze ans sur le même châssis : la longévité du châssis-échelle du Discovery I et IILand Rover Discovery · Châssis carrosserie
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- De Project Jay à sous-marque Discovery : la logique des noms à travers les générationsLand Rover Discovery
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- Discovery Series II : les points de vigilance spécifiques d'occasion (corrosion, suspension pneumatique)Land Rover Discovery
- Quinze ans sur le même châssis : la longévité du châssis-échelle du Discovery I et IILand Rover Discovery
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