La quatrième génération (2006-2021) — quinze ans de carrière et une fin en deux temps
Une évolution esthétique plutôt qu'une rupture technique
Dévoilée au Mondial de l'automobile de Paris le 30 septembre 2006 sous le code interne « NS », la quatrième génération reconduit l'architecture monocoque RISE et la suspension intégralement indépendante de sa devancière (voir La troisième génération (1999-2006) — la rupture technique du monocoque RISE), avec des retouches esthétiques intérieures et extérieures plutôt qu'une refonte technique en profondeur — Wikipédia francophone la décrit d'ailleurs sans détour comme une évolution stylistique de la génération 2000 plutôt qu'une mouture entièrement inédite. Elle reste néanmoins en carrière anormalement longtemps pour un tout-terrain de cette catégorie : quinze années, ponctuées de deux restylages successifs (2012, code « NW », puis juillet 2014 pour le millésime 2015, code « NX », ce dernier restant en production jusqu'à l'arrêt définitif).
Des évolutions mécaniques et sécuritaires continues sur une base inchangée
Le diesel 3,2 l gagne une injection à rampe commune et un filtre à particules, portant sa puissance à 125 kW (170 ch), tandis que le V6 3,8 l reçoit la distribution variable MIVEC pour atteindre 184 kW (250 ch) — les deux motorisations respectant les normes d'émission Euro IV puis Euro V au fil des mises à jour. La garde au sol atteint 220 mm et la profondeur de gué franchissable 700 mm, pour un équipement de série qui s'étoffe progressivement : airbags rideaux et latéraux, contrôle de stabilité et de motricité actif (ASTC), répartition électronique du freinage, arbre de transmission arrière en fibre de carbone et capot en aluminium pour alléger le train avant. Un différentiel arrière à verrouillage devient standard à partir de 2009 (série « NT »), et la capacité de remorquage grimpe jusqu'à 3 500 kg freinés sur certains marchés européens. Sur le plan de la sécurité passive, l'organisme ANCAP note en 2011 une nette amélioration par rapport à la génération précédente, avec un score de choc frontal décalé porté à 13,41/16 après correction d'un point de vigilance identifié sur les genoux des occupants, une évaluation « bonne » en choc latéral standard comme en choc contre poteau, mais toujours une évaluation « pauvre » en protection des piétons — un défaut structurellement partagé par la quasi-totalité des SUV et 4x4 de cette période en raison de leur hauteur de caisse.
Le restylage NX (2014-2015) et une motorisation multimédia inattendue pour un modèle en fin de vie
Le second restylage, en 2014, modernise sensiblement la présentation intérieure (garnissage piano noir ou effet bois selon les marchés, nouveau caisson de subwoofer) et surtout l'équipement technologique embarqué : rétroviseur électrochrome à atténuation automatique, essuie-glaces à capteur de pluie, alarme discrète, hayon à ouverture assistée, système multimédia tactile « Smartlink » compatible Android Auto et Apple CarPlay — une mise à jour numérique notable pour un modèle dont l'architecture générale remonte alors à quinze ans. La carrosserie trois portes est abandonnée en février 2018, ne laissant subsister que la version cinq portes jusqu'à l'arrêt définitif.
Une fin de carrière en plusieurs temps selon les marchés
Contrairement à une lecture univoque de la fin du Pajero, les sources rassemblées pour ce corpus documentent une sortie de scène étalée sur plus de deux ans et demi selon les marchés :
- Fin 2018 en France : la presse automobile française (L'Argus, 4rouesmotrices.com, Caradisiac) situe l'arrêt de la commercialisation du Pajero sur le marché français au 31 décembre 2018, année où il n'est plus vendu dans l'Hexagone — un retrait de marché européen antérieur de près de dix mois à l'arrêt de la production japonaise proprement dite, dans un contexte plus large de désengagement de Mitsubishi de plusieurs segments européens.
- Septembre 2019 au Japon : la commercialisation cesse sur le marché intérieur japonais.
- Mars 2021, fin de la production mondiale : la production se poursuit au-delà du marché japonais pour satisfaire une demande restée soutenue sur des marchés comme l'Australie, l'Asie du Sud-Est, l'Afrique, le Moyen-Orient ou l'Amérique du Sud, jusqu'à l'arrêt complet en mars 2021 à l'unique usine du modèle, à Sakahogi (préfecture de Gifu). Les tout derniers exemplaires, des « Final Edition » millésimées 2022, sont livrés après cette date.
Ce séquençage documente une réalité fréquente mais rarement explicitée pour les modèles automobiles en fin de vie : l'arrêt commercial dans un pays donné, celui de la production sur le marché domestique et celui de la production mondiale peuvent être séparés de plusieurs années, chacun répondant à une logique commerciale distincte (voir 2009 — pourquoi Mitsubishi a quitté le Dakar au sommet de son palmarès pour le contexte plus large de la crise financière et industrielle de Mitsubishi dans les années 2000, qui n'est pas étrangère à ce retrait progressif d'Europe).
La Final Edition, dernier clin d'œil avant l'arrêt
Une série limitée « Final Edition », basée sur la finition Exceed, est présentée en avril 2019 pour marquer la fin annoncée de carrière du modèle sur le marché japonais. Les sources divergent sur le volume exact de cette série commémorative : 700 exemplaires selon Wikipédia anglophone, 800 selon plusieurs articles de presse automobile spécialisée (motor1.com, rushlane.com) — un écart resté non résolu par les sources consultées pour ce corpus, consigné dans sources/verification-croisee.md. Elle se distingue par des éléments essentiellement cosmétiques : déflecteur de capot, tapis de sol spécifiques, protection de seuil de coffre, carnet d'entretien à couverture cuir, kit hivernal et sellerie cuir intégrale sur les versions Exceed haut de gamme. Au total, les quatre générations du Pajero cumulent, selon le communiqué officiel de Mitsubishi Motors accompagnant le lancement de la cinquième génération en 2026, plus de 3,29 millions d'exemplaires vendus dans plus de 170 pays et régions (voir Le retour inattendu — la cinquième génération dévoilée en septembre 2026, après cinq ans d'absence).
Voir aussi
- La troisième génération (1999-2006) — la rupture technique du monocoque RISE
- 2009 — pourquoi Mitsubishi a quitté le Dakar au sommet de son palmarès
- Le retour inattendu — la cinquième génération dévoilée en septembre 2026, après cinq ans d'absence
- De la consécration patrimoniale japonaise aux volants virtuels de Gran Turismo
- Site source
- en.wikipedia.org ; fr.wikipedia.org ; motor1.com ; motorauthority.com
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Mitsubishi_Pajero ↗
- Le retour inattendu — la cinquième génération dévoilée en septembre 2026, après cinq ans d'absenceMitsubishi Pajero · Histoire et genèse
- De la consécration patrimoniale japonaise aux volants virtuels de Gran TurismoMitsubishi Pajero · Culture documentation
- La troisième génération (1999-2006) — la rupture technique du monocoque RISEMitsubishi Pajero · Histoire et genèse
- 2009 — pourquoi Mitsubishi a quitté le Dakar au sommet de son palmarèsMitsubishi Pajero · Compétition dakar
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