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§ 02 · Moteur

Les licenciés du moteur Wankel dans le monde — NSU au centre d'un réseau industriel mondial

NSU Ro 80 · 1967–1977 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Dès l'automne 1958, avant même que son propre moteur KKM ne soit prêt pour un usage automobile de série, NSU commence à vendre des licences d'exploitation du brevet Wankel — une activité qui deviendra l'une des ressources financières les plus précieuses de l'entreprise (voir L'accord de licence Wankel-NSU et les premiers records sur cyclomoteur (1951-1958)). Le tout premier accord signé l'est avec la société américaine Curtiss-Wright, plus connue pour l'aviation, qui mènera pendant des années ses propres recherches sur le moteur rotatif, notamment pour des applications aéronautiques et militaires. Une clause déterminante de ces contrats de licence permettait par ailleurs à NSU d'accéder en retour aux avancées techniques développées par chacun de ses licenciés — même si NSU ne reprenait pas systématiquement leurs solutions, ses propres ingénieurs, au premier rang desquels Walter Fröde, restaient ainsi informés de l'ensemble des développements menés dans le monde sur le principe qu'ils avaient contribué à industrialiser.

Une liste de licenciés qui traverse toute l'industrie automobile

Au fil des années 1960, la quasi-totalité des grands constructeurs mondiaux acquièrent à un moment ou un autre une licence d'exploitation du brevet Wankel — à la notable exception de BMW, qui s'en tiendra toujours à l'écart. Le partenariat le plus documenté est naturellement celui noué avec le constructeur français Citroën, à travers la coentreprise Comotor (voir Comobil et Comotor — les coentreprises NSU-Citroën autour du moteur Wankel), mais NSU compte aussi parmi ses licenciés directs ou indirects le motocycliste britannique Norton, qui produira ses propres motos à moteur Wankel, ainsi que le constructeur soviétique AvtoVAZ (marque Lada), qui développera au début des années 1980 des automobiles à moteur rotatif mono- et birotor pour un usage principalement institutionnel et policier en URSS.

Mazda, le seul licencié à avoir tenu la distance

De tous les constructeurs ayant un jour exploité une licence Wankel, un seul aura fait du moteur rotatif une signature technique durable : le japonais Toyo Kogyo (futur Mazda), qui développe sa propre lignée de moteurs rotatifs en parallèle de NSU — les deux constructeurs suivant chacun leurs propres choix techniques sur plusieurs points de détail, tout en restant informés des solutions de l'autre grâce aux clauses d'échange prévues par leurs licences respectives. C'est d'ailleurs la Mazda Cosmo Sport, commercialisée au Japon quelques mois avant la Ro 80 en 1967, qui reste à ce jour la toute première voiture de série au monde à moteur birotor — un titre que l'on attribue à tort, parfois, à la Ro 80 elle-même (voir Le lancement de la Ro 80 à Francfort (septembre 1967) et son accueil). Mazda restera le dernier constructeur automobile au monde à produire des moteurs Wankel pour la route, jusqu'à l'arrêt du moteur RENESIS en juin 2012 — bien après que NSU elle-même a définitivement renoncé au moteur rotatif (voir La Ro 80 qui n'a jamais existé — le projet de seconde génération et l'arbitrage Piëch).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org (+ recoupements ateupwithmotor.com)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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