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§ 01 · Histoire et modèles

Pourquoi la 928 n'a jamais vraiment remplacé la 911, en pratique

Porsche 928 · 1977–1995 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un objectif d'abord retardé, puis quietly abandonné

Ernst Fuhrmann envisageait, au début des années 1980, que la 928 succède purement et simplement à la 911 en tête de gamme Porsche (voir Genèse du projet 928 — la 911 vraiment menacée par la réglementation américaine ?). Cet objectif ne s'est jamais concrétisé — et pas seulement en raison du célèbre épisode où son successeur Peter Schutz, découvrant fin 1980 un graphique prévoyant l'arrêt de la 911 dès 1981, aurait prolongé lui-même au marqueur la ligne du programme 911 au-delà du bord de la feuille (épisode documenté en détail côté 911 : voir La Porsche 928 — le remplacement de la 911 qui n'a jamais eu lieu). Plusieurs sources convergent pour montrer que le marché avait, dans les faits, déjà tranché avant même cet épisode de direction : les ventes de la 928 restaient nettement inférieures à celles de la 911 dès le lancement (voir Lancement de la 928 — un accueil critique nettement plus partagé que ne le suggère son palmarès), rendant le scénario d'un remplacement pur et simple de moins en moins réaliste au fil des mois.

Deux philosophies de voiture de sport, pas une hiérarchie

Au-delà du seul argument commercial, Wikipédia germanophone propose une explication plus qualitative, à recouper avec d'autres sources : la 928, en dépit d'une avance technique réelle sur la 911 à son lancement et d'arguments objectifs souvent supérieurs (confort, tenue de route prévisible, absence de survirage brutal), correspondait en réalité à la définition originelle du grand tourisme plutôt qu'à celle d'une voiture de sport pure — plus grande, plus lourde, plus policée que la 911. Or une majorité de la clientèle Porsche continuait à préférer la 911, y compris en raison de, et non malgré, sa propension bien connue au survirage à la limite : un défaut de comportement devenu, paradoxalement, une composante de son identité et de son attrait auprès des puristes de la marque. La 928 héritait ainsi du rôle de voiture de voyage rapide et confortable, quand la 911 conservait celui de voiture de sport pure à héritage compétition — deux rôles complémentaires plutôt qu'une hiérarchie où l'une devait supplanter l'autre.

Une coexistence qui dure jusqu'à la fin de carrière de la 928

Les deux gammes coexistent ainsi sans discontinuer de 1977 à 1995, la 911 continuant même sa carrière bien après l'arrêt de la 928 en 1995 — jusqu'à aujourd'hui dans ce corpus (voir porsche-911/, qui couvre les générations refroidies par air jusqu'à la 993 de 1998). Le débat identitaire qui a longtemps accompagné la 928 chez les passionnés de la marque — une « vraie » ou une « fausse » Porsche — est traité pour sa part dans « Ce n'est pas une vraie Porsche » — la 928 face au purisme de la marque, hier et aujourd'hui, en écho à un débat très similaire déjà documenté pour la 924 et la 944 dans réception des puristes, vraie/fausse Porsche.

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Provenance de cette fiche
Site source
de.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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