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§ 01 · Histoire et modèles

Sport quattro S1 et E2 — l'arme ultime du groupe B et la conquête de Pikes Peak

Audi quattro · 1980–1991 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Le S1 : la Sport quattro poussée à son maximum

Dérivée directe de la Sport quattro homologuée en groupe B, la version course S1 (parfois désignée E2 selon les marchés à partir de 1985) pousse encore plus loin l'exploitation du moteur 5 cylindres 20 soupapes. Elle fait ses débuts au Tour de Corse 1985. Grâce à sa conception d'origine pensée pour encaisser une forte montée en puissance (voir L'Audi Sport quattro — l'homologation spéciale groupe B (1984)), le moteur peut être développé bien au-delà des 306 ch de la version routière homologuée — les estimations pour la version course culminant selon les sources autour de 450 à 600 ch, une fourchette large qui illustre combien la puissance réelle de ces moteurs de groupe B, ajustée en course par la pression de suralimentation, échappe à toute mesure officielle unique.

L'aérodynamique reconnaissable entre toutes

Le S1 se distingue par un imposant aileron arrière et un becquet avant surdimensionné, destinés à compenser à haute vitesse le déficit d'appui inhérent à l'architecture — moteur en porte-à-faux avant — héritée de la quattro de route. Cette silhouette très marquée reste aujourd'hui l'une des images les plus reconnaissables du groupe B.

Pikes Peak : trois victoires consécutives

La course de côte de Pikes Peak (Colorado, États-Unis), qui grimpe à plus de 4 300 m d'altitude sur des routes non goudronnées à l'époque, devient un terrain de démonstration privilégié pour la Sport quattro, dans un contexte où le groupe B touche à sa fin en rallye (voir 1986 — le Portugal, la Corse, et la fin brutale du groupe B pour Audi) :

  • 1985 : victoire de Michèle Mouton ;
  • 1986 : victoire de l'Américain Bobby Unser ;
  • 1987 : victoire de Walter Röhrl, en 10 min 47 s 85, record de l'épreuve.

La voiture ultime de 1987 : un proche parent du prototype

Pour l'édition 1987, Audi confie à Röhrl une version radicalement retravaillée : la caisse est reconstruite en structure tubulaire (« spaceframe »), allégeant encore la voiture et améliorant sa répartition des masses. Le moteur cinq cylindres turbo reçoit un turbocompresseur K28 plus gros, capable de continuer à alimenter le moteur en air à mesure que l'épreuve grimpe en altitude. La puissance officiellement annoncée avoisine 600 ch (592 ch), mais Walter Röhrl lui-même a évoqué un chiffre nettement supérieur, de l'ordre de 750 ch — une nouvelle illustration des marges d'incertitude propres à ces moteurs de compétition extrême, consignée dans sources/verification-croisee.md. La transmission repose sur une boîte à double embrayage à 6 rapports de type « PDK ».

Cette victoire de 1987 reste le chant du cygne de la Sport quattro en compétition officielle : Audi s'était déjà retiré du rallye groupe B dès 1986 (voir 1986 — le Portugal, la Corse, et la fin brutale du groupe B pour Audi), et Pikes Peak restait l'une des dernières vitrines où exploiter pleinement le potentiel de la mécanique.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
recherches web complémentaires (autoevolution.com, rallygroupbshrine.org, motor-archive.com, sources croisées)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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