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§ 01 · Histoire et modèles

1982-1984 — les années de titres, Mikkola, Blomqvist et le combat inachevé de Mouton

Audi quattro · 1980–1991 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Trois saisons durant lesquelles Audi impose sa transmission intégrale au sommet du championnat du monde des rallyes, ponctuées de deux titres constructeurs, deux titres pilotes — et d'un combat resté à ce jour le plus loin qu'une femme ait jamais porté un titre pilotes en WRC.

1982 : le premier titre constructeurs, et le duel Mouton-Röhrl

Audi décroche en 1982 son tout premier titre constructeurs, la marque restant seule à aligner une quatre roues motrices en championnat du monde. Mais la saison est surtout marquée par la performance de Michèle Mouton, qui livre au pilote allemand Walter Röhrl (sur Opel Ascona 400) le combat le plus serré jamais mené par une femme pour le titre pilotes. Mouton s'impose au Portugal, au Brésil et en Grèce (Acropole) et devance Röhrl au classement provisoire à plusieurs reprises ; à sept points seulement l'un de l'autre avant l'avant-dernière manche, la Rallye Côte d'Ivoire, c'est la régularité de Röhrl qui fait la différence. Mouton, en tentant de reprendre le temps perdu, sort de la route et perd les 20 points qui lui auraient permis de conserver ses chances — une course qu'elle disputait alors que son père venait de mourir d'un cancer le matin même, quelques heures avant le départ. Röhrl est sacré champion, Mouton termine deuxième : à ce jour, le meilleur résultat jamais obtenu par une femme au championnat du monde des pilotes.

1983 : Mikkola champion du monde, mais le titre constructeurs échappe à Audi

En 1983, Hannu Mikkola et son copilote Arne Hertz deviennent les tout premiers champions du monde des pilotes au volant d'une voiture à quatre roues motrices, avec quatre victoires dans la saison (Suède, Portugal, Argentine, 1000 Lacs), devançant le champion en titre Walter Röhrl et son coéquipier chez Lancia Markku Alén — les deux pilotes Lancia manquant d'ailleurs la dernière manche de la saison alors que Röhrl conservait mathématiquement une chance de conserver son titre. Mais le titre constructeurs échappe à Audi : la légère et agile Lancia 037, pourtant à propulsion (roues arrière motrices), l'emporte par seulement deux points d'avance — la dernière fois qu'une voiture à deux roues motrices remporte le titre constructeurs du championnat du monde des rallyes. L'épisode illustre une limite paradoxale de la quattro à cette époque : sur les épreuves sur asphalte, le poids supplémentaire de la transmission intégrale pénalise encore la voiture face à des machines plus légères et plus maniables.

1984 : le doublé Sport quattro, et un Audi 1-2 au championnat pilotes

Pour 1984, Audi engage en parallèle l'Ur-Quattro à empattement long et la toute nouvelle Sport quattro à empattement raccourci et moteur 20 soupapes, homologuée en mai. Stig Blomqvist, associé à Björn Cederberg, s'impose sur les deux versions au fil de la saison et décroche le titre pilotes, devançant son propre coéquipier Hannu Mikkola, champion en titre l'année précédente — un doublé Audi au championnat des pilotes. Dans le même temps, la marque reconquiert le titre constructeurs, son second en trois ans. Au total, les pilotes Audi (Mikkola, Blomqvist, Röhrl et Mouton) cumulent sur l'ensemble de cette période — du groupe 4 à la fin de l'ère groupe B — 23 victoires en manches du championnat du monde selon le décompte officiel de la marque (un autre décompte, avancé pour l'ensemble du palmarès d'Audi Sport sous la direction de Roland Gumpert, évoque 25 manches gagnées — voir Les artisans de la légende quattro — Piëch, Bensinger, Treser, Gumpert et sources/verification-croisee.md pour cette divergence de comptage).

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Provenance de cette fiche
Site source
audi.com (page officielle « quattro in rallying »)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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