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§ 01 · Histoire et modèles

« Batmobile » — le kit aérodynamique de 1973 et son interdiction sur route en Allemagne

BMW 3.0 CSL / BMW M3 E30 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un kit conçu pour dominer, pas pour séduire

Homologuée en juillet 1973 avec la troisième évolution mécanique du modèle (3 153 cm³, voir Les trois générations mécaniques de la CSL (1971-1973)), la CSL reçoit un habillage aérodynamique complet composé d'un large aileron avant (splitter), de petites ailettes longitudinales courant sur les ailes avant, d'un déflecteur au-dessus du bord de toit et d'un imposant aileron arrière sur montants. L'ensemble, jugé par certains commentateurs de l'époque plus proche de la caricature que du raffinement esthétique, vaut immédiatement au modèle son surnom populaire de « Batmobile », en référence au véhicule du super-héros de bande dessinée.

Interdit à la route, vendu quand même

L'aileron arrière pose un problème concret : la législation routière allemande de l'époque interdit ce type d'appendice sur un véhicule de série homologué pour la route. Plutôt que d'abandonner l'élément ou de renoncer au marché allemand, BMW choisit une solution pragmatique désormais bien documentée par plusieurs sources concordantes : l'aileron n'est pas monté en usine sur les voitures vendues en Allemagne, mais livré démonté, rangé dans le coffre, à charge pour l'acheteur de l'installer lui-même une fois la voiture immatriculée — une installation réalisée hors circulation, donc non soumise au même contrôle réglementaire qu'un équipement d'origine. Dans d'autres marchés, au Royaume-Uni notamment, rien de tel : le client repart de la concession avec la « Batmobile » intégralement assemblée. La législation allemande finira par évoluer, permettant aux constructeurs de vendre des voitures ailées en configuration d'origine.

Un nom devenu plus célèbre que la plaque constructeur

Selon BMW M lui-même, dès 1973 « chaque enfant reconnaissait la 3.0 CSL » à sa silhouette, marquages ou non — signe de la popularité immédiate du kit, bien au-delà du cercle des passionnés de tourisme. Le paradoxe reste que cette pièce, aujourd'hui l'un des éléments les plus recherchés et les plus copiés du marché de la restauration (voir La cote de la CSL — de 178 000 à plus de 578 000 dollars, et la question de l'authenticité pour la question des faux kits), n'a jamais été livrée montée dans le pays même où la voiture était produite.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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