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§ 01 · Histoire et modèles

1971-1977 — grèves, pare-chocs fédéraux et la traversée de la « malaise era »

Chevrolet Camaro · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

1971-1972 : la Camaro à deux doigts de disparaître

Une grève nationale de 67 jours chez General Motors perturbe directement le lancement des modèles 1971, dans un contexte de désintérêt croissant du marché pour les pony cars, alimenté par la flambée des primes d'assurance sur les véhicules sportifs. L'année 1972 est pire encore : une nouvelle grève, cette fois localisée à l'usine de Norwood (Ohio) — alors seul site assemblant à la fois Camaro et Firebird — paralyse la production pendant 174 jours, tandis que 1 100 Camaro inachevées doivent être mises au rebut faute de pouvoir être mises aux nouvelles normes fédérales de pare-chocs prévues pour 1973. Selon plusieurs sources, l'abandon pur et simple de la Camaro et de la Firebird est alors sérieusement envisagé en interne chez General Motors — un scénario finalement écarté grâce à la ténacité de la base de clients fidèles des deux modèles. Seulement 970 Camaro SS 396 sortent d'usine en 1972, dernière année de commercialisation du gros bloc 396 sur ce modèle.

1973-1974 : les pare-chocs fédéraux redessinent la voiture

Le millésime 1973 introduit un système de pare-chocs avant absorbant les chocs à 5 miles/heure (8 km/h) sans dommage, conformément à la nouvelle réglementation fédérale américaine — une contrainte technique qui touche l'ensemble de l'industrie automobile américaine de l'époque, restée dans la mémoire collective sous le nom de « malaise era ». Une nouvelle finition Type LT, plus feutrée et mieux équipée, complète alors la gamme. Le millésime 1974 pousse la logique plus loin : la carrosserie s'allonge de 18 cm sous l'effet des nouveaux pare-chocs avant et arrière obligatoires, avec une calandre redessinée en pente et des feux arrière rectangulaires remplaçant les anciens feux ronds. C'est également le dernier millésime du Z28 en tant que simple option RPO — la version renaîtra en 1977 comme modèle à part entière (voir plus bas).

1975-1976 : le pot catalytique et la disparition (temporaire) du Z28

Le pot catalytique devient obligatoire sur l'ensemble des véhicules particuliers vendus aux États-Unis à partir du millésime 1975, associé au nouvel allumage électronique haute énergie de General Motors — un ensemble présenté par la marque comme un gain en fiabilité et en espacement des entretiens autant que comme une réponse réglementaire. Le Z28 est purement et simplement retiré du catalogue pour 1975, malgré des ventes en hausse l'année précédente. Chrysler ayant retiré Barracuda et Challenger du marché en 1974, et Ford ayant réorienté la Mustang vers un format compact avec la Mustang II (voir Après 1973 — la Mustang II et un panorama des générations suivantes (1974-aujourd'hui) dans le dossier ford-mustang/), Camaro et Firebird se retrouvent en 1975 les deux seules pony cars traditionnelles encore commercialisées aux États-Unis — un quasi-monopole de circonstance pour General Motors sur ce segment.

1977 : le retour du Z28 face à la pression de la Pontiac Trans Am

Le succès grandissant de la Pontiac Trans Am (plus de 46 000 exemplaires vendus en 1976, soit la moitié des ventes totales de Firebird) pousse Chevrolet à relancer le Z28 au printemps 1977, cette fois comme modèle à part entière plutôt que simple option, équipé d'un V8 350 pouces cubes de 185 ch. Ce nouveau bloc LM1 n'a plus grand-chose de commun avec le LT-1 haute performance du début de la décennie : culasses standard, absence de bloc-moteur à quatre boulons de chapeaux de bielle et d'arbre à cames de compétition — mais il reste malgré tout le moteur Camaro le plus puissant disponible cette année-là. La production 1977 établit un record pour la génération avec 218 853 exemplaires, la Camaro dépassant pour la première fois de son histoire les ventes annuelles de la Mustang.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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