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§ 01 · Histoire et modèles

1966-1967 — le restylage « Coke bottle » et le SS 396 devenu série à part entière

Chevrolet Chevelle et El Camino · 1964–1977 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une carrosserie entièrement redessinée sur le châssis existant

Pour 1966, Chevrolet conserve le châssis de la Chevelle mais habille l'ensemble d'une carrosserie totalement redessinée : contours galbés, nouvelle calandre large, ailes arrière renflées et pavillon « flying buttress » se prolongeant jusqu'au montant C sur les versions à toit rigide. Cette silhouette incarne la mode dite « Coke bottle » (bouteille de soda) qui gagne alors une bonne partie de la production automobile américaine, et qui se retrouve sur l'ensemble des modèles A-body du groupe General Motors la même année. Une nouvelle carrosserie « Sport Sedan » — une berline quatre portes à toit rigide sans montant central — rejoint la gamme Malibu, où elle restera au catalogue jusqu'en 1972 sans jamais dépasser en popularité la berline classique à montants.

Le SS 396 quitte le statut d'option pour devenir une série

Contrairement au Z-16 de 1965, simple option confidentielle, le SS 396 devient en 1966 une série commerciale à numéro de style propre, déclinée en coupé et cabriolet sur la base des carrosseries Malibu correspondantes, mais avec un châssis renforcé, une suspension avant recalibrée (ressorts plus fermes, barre antiroulis épaissie) et une identité visuelle spécifique : capot à simulation de prises d'air, pneus à flanc rayé rouge, chromes distincts. Trois niveaux de puissance se partagent le V8 396 pouces cubes : 325 ch en version de base, 360 ch en 1966 (ramenée à 350 ch les années suivantes) en version intermédiaire, et 375 ch au sommet de la gamme. La déclinaison à toit rigide deux portes « strut back » de 1966-1967 restera, avec son numéro de style 17, une particularité limitée à ces deux seuls millésimes.

Le cas particulier du Canada et la Beaumont

Au Canada, la nomenclature suit un chemin différent : les Chevelle conservent le badge « Malibu SS » en 1966 et au début de 1967, sans le capot à dôme ni le traitement noirci de la calandre réservés aux marchés américains — une différenciation obtenue via l'option RPO A51 « Sports Option », un habillage plutôt qu'une mécanique dédiée, disponible avec n'importe quel moteur six-cylindres ou V8. Ce n'est qu'à partir de janvier 1967 que le véritable SS396 américain devient disponible sur le marché canadien, avec seulement 867 exemplaires assemblés cette année-là à l'usine d'Oshawa, en Ontario — la même usine qui produit en parallèle la Beaumont, la déclinaison sous badge Pontiac vendue exclusivement au Canada (voir La genèse de la Chevelle (1964) — combler le vide entre Chevy II et Impala).

1967 : sécurité et raffinement plutôt que rupture stylistique

Le millésime 1967 se contente d'un simple lifting (nouveaux feux arrière enveloppants, feux de recul désormais de série) mais introduit plusieurs avancées notables : les freins à disque à l'avant deviennent disponibles sur l'ensemble de la gamme, un nouveau circuit de freinage à double maître-cylindre avec témoin d'alerte fait son apparition, et la colonne de direction rétractable devient un équipement de sécurité standard. La version la plus poussée du 396, à 375 ch, n'arrive que tardivement dans l'année modèle et se limite à 612 exemplaires vendus.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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