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§ 12 · Culture documentation

Michèle Mouton sur Fiat 131 Abarth — les débuts de « la Reine du rallye » avant l'épopée Audi Quattro

Fiat 131 / Fiat 131 Abarth · 1974–1985 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Avant l'Audi Quattro, une jeune éducatrice spécialisée devenue pilote

Née le 23 juin 1951 à Grasse, dans une famille d'horticulteurs provençaux (culture de roses et de jasmin), Michèle Mouton se destinait initialement à une carrière d'éducatrice spécialisée, formation qu'elle suit deux ans à Grenoble avant de travailler auprès d'adolescents en difficulté. Elle entre en compétition automobile via le Groupe Compétition Grasse, d'abord comme copilote : sa première participation au Championnat du monde des rallyes remonte au Rallye Monte-Carlo 1973. Elle devient pilote à part entière en 1974, à l'occasion du rallye Paris-Saint-Raphaël. Son surnom le plus solidement établi dans les sources francophones consultées est « le beau volcan noir », en référence à ses longs cheveux, son regard sombre et son tempérament passionné — un surnom distinct de celui, plus anglophone, de « Madame Rally » que l'on retrouve également associé à son nom.

Repérée par Fiat, elle court sur 131 Abarth de 1977 à 1980

Michèle Mouton est repérée par Fiat et pilote la 131 Abarth à partir de 1978 selon les sources francophones, ou dès 1977 selon le tableau des résultats du Championnat du monde des rallyes (où elle apparaît associée à sa copilote Françoise Conconi de 1977 à 1979, puis à Annie Arrii en 1980) — voir Palmarès complet de la Fiat 131 Abarth en rallye (1975-1982) — victoires, podiums, statistiques. Elle est notamment recrutée aux côtés de Jean-Claude Andruet au sein de l'écurie Fiat France, pour disputer les championnats de France et d'Europe des rallyes en plus de manches ponctuelles du championnat du monde.

Des résultats solides malgré un rapport de force défavorable

Sur 131 Abarth, Mouton engrange plusieurs résultats significatifs en Championnat du monde : une 5ᵉ place au Tour de Corse 1978 — ses premiers points marqués en championnat du monde —, résultat qu'elle reproduit en 1979, puis une 7ᵉ place au Rallye Monte-Carlo en 1979 comme en 1980. Elle remporte par ailleurs le Tour de France automobile aux côtés de Françoise Conconi au volant de la 131 Abarth, une épreuve routière hors championnat du monde mais prestigieuse sur la scène française et européenne de l'époque.

Un jugement sévère sur la voiture, largement corroboré

Mouton n'a jamais caché son peu d'enthousiasme pour le comportement de la 131 Abarth, qu'elle aurait qualifiée de « camion » plutôt que de voiture — un jugement rapporté de façon convergente par une source italienne et une source anglophone consultées cette session (voir Au poste de pilotage de la 131 Abarth Rally Corsa — un habitacle spacieux, une conduite « de camion » pour le détail et les raisons techniques de ce ressenti, notamment l'absence de direction assistée et de servofrein).

La suite d'une carrière déjà entamée avant l'Audi Quattro

Ce passage chez Fiat, entre 1977 et 1980, précède directement la période qui fera de Michèle Mouton une figure mondiale du sport automobile : sa carrière chez Audi au volant de la Quattro, où elle devient notamment vice-championne du monde des pilotes en 1982 — un chapitre déjà largement documenté dans ce corpus multi-marques (voir 1982-1984 — les années de titres, Mikkola, Blomqvist et le combat inachevé de Mouton dans le dossier audi-quattro/), que cette fiche ne cherche pas à redire mais simplement à relier en amont. Les années Fiat constituent ainsi un apprentissage largement méconnu du grand public, mais déterminant, de la trajectoire d'une pionnière du rallye mondial.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
historyracingpedia.com + en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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