La Fiat Panda Elettra — la première citadine électrique de grande série
Une conversion plutôt qu'une conception nouvelle
Présentée en février 1990 et commercialisée dès le mois de mars 1990, la Panda Elettra est réalisée par Fiat en collaboration avec Steyr-Puch (déjà partenaire technique de la version 4x4, voir La Panda 4x4 — genèse et partenariat technique avec Steyr-Puch), sur la base de la Panda 750 Fire. Fiat revendique alors une automobile électrique produite par un grand constructeur généraliste mondial — une première pour l'industrie de cette envergure.
Une transformation minimale du modèle de série
La simplicité structurelle de la Panda d'origine permet de limiter au strict nécessaire les modifications nécessaires à la conversion électrique : seuls le bloc moteur thermique et ses accessoires sont déposés pour laisser place au moteur électrique et à une partie du pack de batteries à l'avant. La cloche d'embrayage, la pédale d'embrayage (utilisée pour changer de rapport, mais pas au démarrage) et la boîte de vitesses à 4 rapports d'origine sont conservées. Le compte-tours disparaissant (inutile sur un moteur électrique, par ailleurs remarquablement silencieux), des repères apparaissent sur le compteur de vitesse pour indiquer les changements de rapport recommandés. L'Elettra n'est homologuée qu'à deux places : la banquette arrière et une partie du volume de coffre sont occupés par dix des douze batteries. Le réservoir d'essence d'origine est même conservé, pour alimenter un dispositif optionnel de dégivrage/chauffage de l'habitacle activé depuis une commande dédiée au tableau de bord.
Fiche technique
- Moteur : électrique en courant continu à excitation série, type TTL 180 C, transversal, tension d'alimentation 72 V ;
- Puissance : 12,5 ch / 9,2 kW (Elettra 1, 1990-1992) ;
- Batteries : 12 modules au plomb de 6 V en série (capacité totale 172 Ah/5h), deux logées dans le compartiment moteur, dix à l'arrière sous un plancher pouvant supporter jusqu'à 150 kg de charge complémentaire ; remplacement recommandé tous les 35 000 km (coût estimé à l'époque : 2 500 000 lires) ;
- Recharge : 8 heures environ sur une prise secteur 220 V/16 A classique ;
- Autonomie : plus de 100 km à vitesse constante de 70 km/h (vitesse maximale du véhicule) ;
- Transmission : traction avant, boîte manuelle 4 rapports.
Elettra 2 (à partir de mai 1992)
Une version améliorée, l'Elettra 2, porte la puissance à 17,7 kW (env. 16,5-24 ch) et propose en option des batteries au nickel-cadmium, annoncées par le communiqué de presse d'époque avec un rapport poids/puissance supérieur de 50 % et une durée de vie de plus de 2 000 cycles de charge/décharge. Elle bénéficie d'un chargeur redessiné, plus compact, installé sous le capot avant à la place de la roue de secours, d'un freinage régénératif amélioré, de pneumatiques à faible résistance au roulement, d'une calandre redessinée et d'un ordinateur de bord (modèle MTC MCC 4000) logé dans l'emplacement de l'autoradio, affichant pourcentage de charge, courant absorbé, capacité des batteries et tension de la batterie auxiliaire. L'Elettra 2 reste au catalogue jusqu'en 1998.
Réception critique et usage
Essayée par la revue italienne Quattroruote, l'Elettra surprend les essayeurs par son silence de fonctionnement, jugée de loin la voiture électrique la moins bruyante testée jusqu'alors par le magazine — seuls le roulement des pneus et le bruit de l'air contre les rétroviseurs restant perceptibles. L'actrice italienne Ottavia Piccolo, qui l'essaie également, salue sa maniabilité. La voiture trouve son terrain d'usage privilégié dans des projets urbains et commerciaux, notamment le programme « Elettra Park », patronné par la ville de Turin en 1996.
Un prix qui freine la diffusion
Le prix de lancement de 25 600 000 lires constitue sans doute le principal frein commercial du modèle : à somme équivalente, la clientèle pouvait à l'époque s'offrir une BMW 318i, ou bien trois Panda 750 Young. Combinés à une autonomie limitée et à un temps de recharge encore long (8 à 10 heures), ces éléments expliquent la diffusion restée confidentielle de l'Elettra malgré un accueil critique favorable.
Voir aussi
- La Panda 4x4 — genèse et partenariat technique avec Steyr-Puch · La gamme de deuxième série « Supernova » (1986-1992) — l'arrivée des moteurs FIRE · La gamme de troisième série (1992-2003) — restylage, simplification et fin de carrière · La Panda comme icône culturelle italienne — une longévité industrielle exceptionnelle
- Site source
- it.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 11 sept. 2026
- URL d'origine
- https://it.wikipedia.org/wiki/Fiat_Panda_(1980) ↗
- La Panda comme icône culturelle italienne — une longévité industrielle exceptionnelleFiat Panda (première génération) · Culture documentation
- La Panda 4x4 — genèse et partenariat technique avec Steyr-PuchFiat Panda (première génération) · Histoire et modèles
- La gamme de deuxième série « Supernova » (1986-1992) — l'arrivée des moteurs FIREFiat Panda (première génération) · Histoire et modèles
- La gamme de troisième série (1992-2003) — restylage, simplification et fin de carrièreFiat Panda (première génération) · Histoire et modèles
- La Panda 4x4 — genèse et partenariat technique avec Steyr-PuchFiat Panda (première génération)
- Chronologie annuelle complète de la Fiat Panda première génération (1976-2003)Fiat Panda (première génération)
- La gamme de deuxième série « Supernova » (1986-1992) — l'arrivée des moteurs FIREFiat Panda (première génération)
- La gamme de troisième série (1992-2003) — restylage, simplification et fin de carrièreFiat Panda (première génération)