Aller au contenu
§ 01 · Histoire et modèles

Chicago 1989, Tochigi 1990 : le lancement de la NSX et son usine sur mesure

Honda NSX / Acura NSX · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Deux salons pour un coup d'essai transformé

Le prototype NS-X, encore vêtu d'une livrée rouge vif, fait sa toute première apparition publique au 81ᵉ salon de l'automobile de Chicago en février 1989, avant d'être également exposé au salon de Tokyo en octobre de la même année. L'accueil du public et de la presse est immédiat et enthousiaste ; des essais routiers organisés dès juin 1989 au Japon, puis sur le circuit californien de Laguna Seca et enfin près du Nürburgring, suscitent des commentaires dithyrambiques de journalistes américains, certains allant jusqu'à annoncer que la voiture allait redéfinir la norme des sportives modernes. Le nom de code NS-X est officiellement raccourci en NSX avant la commercialisation. Les commandes affluent avant même le lancement officiel, au point que les premiers clients japonais devront patienter jusqu'à trois ans pour recevoir leur exemplaire.

Une conférence de presse la veille de la mise en vente

La présentation officielle japonaise a lieu en septembre 1990, un jour avant le début effectif des ventes dans le réseau de concessions Honda Verno, où la NSX remplace la Prelude comme modèle porte-étendard de la marque. La commercialisation nord-américaine et hongkongaise suit dès novembre 1990, sous la marque de luxe Acura, tout juste lancée par Honda aux États-Unis. Le président de Honda Motor de l'époque, Nobuhiko Kawamoto, présente lors de l'inauguration de l'usine la NSX comme la concrétisation d'un nouveau rêve pour l'entreprise, porté par un ensemble de technologies propres à Honda.

Une usine pensée pour l'humain plutôt que pour la cadence

L'usine de Tochigi (aujourd'hui le site de Takanezawa), achevée en mai 1990, est bâtie spécifiquement pour la production de la NSX et de sa carrosserie en aluminium. Le volume de fabrication extrêmement réduit — 25 exemplaires par jour au maximum — permet à Honda d'organiser la chaîne autour du savoir-faire manuel plutôt que de l'automatisation : le recrutement se fait par appel à candidatures interne dans l'ensemble des usines et directions du groupe, à la recherche d'opérateurs volontaires pour ce projet particulier, et la ligne ne comporte aucun convoyeur classique. Une table de soudage rotative à 360 degrés permet aux opérateurs de travailler sans avoir à se glisser sous la caisse. Le soudage par points de l'aluminium impose par ailleurs la mise au point d'une machine dédiée, développée en interne par Honda Engineering faute d'équipement disponible sur le marché capable de traiter des pièces aluminium de la taille d'une caisse de voiture.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
global.honda
Date d'extraction
13 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci