Une carrière traversée par quatre propriétaires : la crise financière de Lamborghini pendant les années Countach
Une entreprise déjà fragilisée avant même le lancement de la Countach
La genèse de la Countach commence alors que Lamborghini est encore dirigée par son fondateur (voir sa biographie complète dans ferruccio-lamborghini-biographie, dossier lamborghini-miura/), mais son lancement commercial en 1974 intervient alors que l'entreprise est déjà en train de changer de mains. Le choc pétrolier de 1973 et l'effondrement mondial du marché des voitures de sport qui s'ensuit frappent Lamborghini de plein fouet, entraînant une valse de propriétaires qui ne s'achève qu'après la fin de carrière de la Countach elle-même.
Rossetti puis Leimer : une date qui varie déjà d'une source à l'autre
Selon l'article Wikipédia consacré à l'entreprise Lamborghini dans son ensemble, Ferruccio Lamborghini cède une participation majoritaire à l'homme d'affaires suisse Georges-Henri Rossetti dès 1972, avant de céder ses parts restantes à René Leimer en 1974, se retirant alors complètement des affaires. Ce chiffre de 1972 diverge d'une année avec celui déjà établi dans ce corpus côté lamborghini-miura/ (voir ferruccio-lamborghini-biographie), qui situe la vente à Rossetti en 1973 sur la base d'une source biographique dédiée à Ferruccio lui-même — ce corpus documente les deux dates sans arbitrage artificiel, la source consacrée à la biographie personnelle de Ferruccio étant a priori plus susceptible d'avoir vérifié cette date précise, sans que cela soit garanti.
La faillite de 1977-1978 et la mise sous administration judiciaire
Les difficultés s'aggravent sous la direction de Rossetti puis de Leimer : Lamborghini fait notamment défaut sur un contrat de fabrication de 400 châssis pour le compte de BMW (destinés à devenir la BMW M1), que le constructeur allemand doit finalement rapatrier en interne faute de livraison dans les délais. L'entreprise automobile est déclarée en faillite — en 1977 selon le tableau chronologique de propriété publié par Wikipédia, en 1978 selon le corps de texte du même article (une incohérence interne que ce corpus se contente de signaler). Les frères Jean-Claude et Patrick Mimran, hommes d'affaires franco-marocains, sont nommés administrateurs judiciaires de l'entreprise en 1980.
Les Mimran : de l'administration judiciaire au rachat plein et entier
Sous leur gestion, la gamme automobile s'élargit bien au-delà de la seule Countach, avec le lancement de la Jalpa et du LM002. C'est également sous leur autorité que l'ingénieur Giulio Alfieri — arrivé chez Lamborghini dès 1975, voir Giulio Alfieri (1924-2002) — de Maserati à Lamborghini, l'ingénieur des dernières Countach — pilote les évolutions techniques de la LP500 S puis de la 5000 QV (voir LP500 S (1982-1985) — le renouveau sous l'ère Mimran, et l'aparté des Turbo S suisses et LP5000 Quattrovalvole / 5000 QV (1985-1988) — quatre soupapes par cylindre). Les Mimran rachètent finalement l'entreprise en pleine propriété en 1984, mettant fin à la période d'administration judiciaire.
1987 : le rachat par Chrysler
En 1987, les Mimran cèdent Lamborghini au géant automobile américain Chrysler Corporation. Une citation largement reprise, notamment par Wikipédia en français, attribue au PDG de Chrysler de l'époque, Lee Iacocca, la phrase : « J'ai tellement aimé la Countach que j'ai acheté la société d'emblée. » — une anecdote plaisante, mais dont ce corpus n'a pas pu retrouver la citation exacte dans une source primaire datée ; elle est donc rapportée ici avec la réserve qui s'impose. Sous contrôle Chrysler, la production de la Countach connaît une nette accélération : plus de la moitié des exemplaires jamais construits sortent d'usine durant les cinq dernières années de la carrière du modèle (voir 1 983 ou 2 042 exemplaires ? Une enquête sur les chiffres de production de la Countach), avant que Chrysler ne mette fin à la lignée en la remplaçant par la Diablo en 1990 — voir 1987-1990 : le prototype Evoluzione, la fin de carrière et le passage de témoin à la Diablo.
Une seule mention pour clore le sujet
Cette instabilité actionnariale se poursuit bien après la fin de la Countach (revente à MegaTech en 1994, puis à V'Power et Mycom Setdco en 1995, puis à Volkswagen/Audi en 1998) — un fil narratif hors du périmètre de ce dossier, mais déjà largement documenté par ailleurs pour la période antérieure côté ferruccio-lamborghini-biographie dans lamborghini-miura/.
Voir aussi
- Giulio Alfieri (1924-2002) — de Maserati à Lamborghini, l'ingénieur des dernières Countach · 1 983 ou 2 042 exemplaires ? Une enquête sur les chiffres de production de la Countach · 1987-1990 : le prototype Evoluzione, la fin de carrière et le passage de témoin à la Diablo
- ferruccio-lamborghini-biographie (dossier
lamborghini-miura/)
- Site source
- en.wikipedia.org ; fr.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Lamborghini ↗
- Giulio Alfieri (1924-2002) — de Maserati à Lamborghini, l'ingénieur des dernières CountachLamborghini Countach · Histoire et modèles
- LP500 S (1982-1985) — le renouveau sous l'ère Mimran, et l'aparté des Turbo S suissesLamborghini Countach · Histoire et modèles
- 1 983 ou 2 042 exemplaires ? Une enquête sur les chiffres de production de la CountachLamborghini Countach · Histoire et modèles
- 1987-1990 : le prototype Evoluzione, la fin de carrière et le passage de témoin à la DiabloLamborghini Countach · Histoire et modèles
- LP5000 Quattrovalvole / 5000 QV (1985-1988) — quatre soupapes par cylindreLamborghini Countach · Histoire et modèles
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