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§ 01 · Histoire et modèles

LP400 S (1978-1982) — l'élargissement « Walter Wolf » et ses trois séries

Lamborghini Countach · 1974–1990 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une évolution née dans un contexte financier tendu

La LP400 S est introduite en 1978, alors même que Lamborghini traverse des difficultés financières profondes (voir Une carrière traversée par quatre propriétaires : la crise financière de Lamborghini pendant les années Countach) : selon Wikipédia en français, cette évolution répond en partie au contexte de crise économique de la fin des années 1970. Sur le plan mécanique, le moteur 3,9 litres perd légèrement en puissance nominale (257 kW/345 ch à 7 500 tr/min, contre 375 ch pour la LP400), un couple identique étant conservé.

Le tournant esthétique qui définit la Countach jusqu'à sa fin de carrière

Le changement le plus visible ne concerne pas le moteur mais les pneumatiques et la carrosserie : la LP400 S reçoit des pneus Pirelli P7 de 345/35 R15, alors les plus larges jamais montés sur une voiture de série, associés à des élargisseurs d'ailes en fibre de verre. Cette silhouette élargie, testée pour la première fois sur les exemplaires spéciaux commandés par l'homme d'affaires canadien Walter Wolf (voir La Countach « Walter Wolf » : comment un client mécontent a redessiné la production en série pour le détail complet de cette genèse), devient la signature visuelle de la Countach jusqu'à la fin de sa carrière en 1990. Un aileron arrière en V, en option, connaît un grand succès commercial malgré son défaut assumé : il améliore la stabilité à haute vitesse mais réduit la vitesse de pointe d'au moins 16 km/h — la majorité des acheteurs le commandent tout de même.

Trois séries distinctes

La LP400 S se décline en trois séries reconnaissables par les spécialistes :

  • Série 1 (50 exemplaires, jusqu'au châssis 1121100) : jantes Campagnolo « Bravo » à écrous apparents, carburateurs de 45 mm, suspension abaissée (« lowbody »), rétroviseurs extérieurs en forme d'obus repris de la LP400, aileron Dallara en option. Certaines sources évoquent, pour le prototype d'homologation américain de cette série, un moteur poussé à plus de 400 ch. C'est aujourd'hui l'une des Countach les plus recherchées par les collectionneurs.
  • Série 2 (105 exemplaires, jusqu'au châssis 1121310) : nouvelles jantes épurées reprenant le dessin des « Bravo », rétroviseurs nettement plus larges, option périscope abandonnée. C'est ce modèle que possède Ferruccio Lamborghini lui-même jusqu'à la fin de sa vie, selon Wikipédia en français.
  • Série 3 (82 exemplaires, du châssis 1121312 au 1121468) : garde au toit augmentée d'environ 3 cm, suspension rehaussée en conséquence — la voiture perd son profil « lowbody » mais gagne en habitabilité, permettant enfin aux conducteurs de plus de 1,75 m de s'installer sans difficulté. Le becquet avant, jusque-là fragile sur route accidentée, en profite également. Wikipédia en français attribue cette décision à l'ingénieur Giulio Alfieri (voir Giulio Alfieri (1924-2002) — de Maserati à Lamborghini, l'ingénieur des dernières Countach), ce que ne précise pas la version anglophone de l'article — une nuance d'attribution que ce corpus documente sans trancher.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org ; fr.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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