29 victoires sur 29 courses — la domination totale de la R32 en groupe A japonais
Si la première GT-R avait construit sa légende sur une série de victoires dont le décompte exact reste débattu (voir 49 ou 50 victoires consécutives ? Ce que documentent vraiment les sources), la R32 n'a laissé, elle, aucune place au doute : en championnat du Japon des voitures de tourisme, elle remporte absolument toutes les courses auxquelles elle participe.
Un palmarès à 100 % sur quatre saisons
La R32 GT-R dispute et remporte l'intégralité des 29 courses auxquelles elle est engagée en championnat du Japon des voitures de tourisme (JTCC), tout en décrochant le titre des constructeurs quatre années de suite, de 1990 à 1993. Cette statistique, rarissime dans l'histoire du sport automobile toutes catégories confondues, ne doit rien au hasard : elle découle directement des choix techniques opérés dès la genèse de la voiture pour dominer précisément cette réglementation groupe A (voir La R32 (1989-1994) — le retour pensé dès l'origine comme une arme de groupe A).
Une endurance tout aussi écrasante en catégorie N1
Au-delà du seul JTCC, la R32 puis la R33 dominent également la catégorie d'endurance japonaise dite « N1 Super Taikyu » (Super Endurance), une série disputée sur des voitures très proches de la série. Entre 1991 et 1997, la lignée GT-R y aligne un palmarès de 50 victoires sur 50 départs — un taux de réussite identique à celui du JTCC, mais sur une durée et un nombre d'épreuves encore plus importants, et avec un relais assuré en cours de route par la R33 sans rupture de la série.
Une domination qui précipite la fin des deux formats
Cette suprématie ne reste pas sans conséquence sur le paysage réglementaire du sport automobile japonais. Le JTCC, rendu peu attractif par une hiérarchie aussi prévisible, se scinde peu après vers un nouveau format Supertouring, avant de contribuer indirectement à la naissance de la catégorie GT500 encore en vigueur aujourd'hui au Japon. Le format groupe A lui-même, confronté au même problème de prévisibilité excessive un peu partout où la GT-R était engagée, est progressivement abandonné par plusieurs championnats à travers le monde au cours des années suivantes — un phénomène documenté de façon particulièrement nette en Australie (voir Bathurst 1991-1992 — deux victoires, une polémique retentissante, et la fin du tourbo en Australie).
Une réputation qui dépasse largement le seul Japon
Cette domination interne au marché japonais se double, dès 1991, de premiers succès à l'export : titre du championnat australien des voitures de tourisme avec Jim Richards, titre du championnat australien d'endurance, titre du championnat australien des constructeurs, deux titres consécutifs en National Saloon Car Cup britannique avec Andy Middlehurst, et le titre du championnat espagnol des voitures de tourisme en 1993 avec Luis Pérez-Sala au volant d'une GT-R engagée par le préparateur britannique Janspeed. C'est cette combinaison d'une domination totale au Japon et d'une série de titres obtenus quasiment simultanément sur plusieurs continents qui vaut à la R32 sa réputation de voiture pratiquement imbattable de son époque, résumée par le surnom qui lui est alors attribué (voir « Godzilla » — un surnom de presse australienne devenu la signature mondiale de la GT-R).
Voir aussi
- La R32 (1989-1994) — le retour pensé dès l'origine comme une arme de groupe A · Bathurst 1991-1992 — deux victoires, une polémique retentissante, et la fin du tourbo en Australie · « Godzilla » — un surnom de presse australienne devenu la signature mondiale de la GT-R · JGTC — dix ans de titres portés par des écuries aux couleurs devenues cultes (Calsonic, Pennzoil, Xanavi) · Spa, Le Mans, Pikes Peak, Daytona — la carrière internationale méconnue de la GT-R
- Site source
- en.wikipedia.org, ja.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Nissan_Skyline_GT-R ↗
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