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§ 01 · Histoire et modèles

Histoire générale de l'Opel GT (1968-1973)

Opel GT · 1968–1973 · 4 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

L'Opel GT est un coupé sportif deux places construit de 1968 à 1973 par Opel, filiale allemande du groupe américain General Motors (voir Opel, filiale allemande de General Motors (1929-2017), déjà traité dans le corpus opel-manta/). Il s'agit du premier coupé sport deux places construit par la marque depuis 1924, et surtout du premier « concept-car » européen à avoir été repris en production quasiment tel quel, un fait inhabituel pour l'époque (voir La genèse du concept « Opel Experimental GT » (Francfort, 1965) et Du concept à la série (1965-1968) — une fidélité stylistique rare, mais pas totale).

Un cycle de vie très court

Contrairement au Manta qui lui succède sur un rôle voisin mais distinct (voir plus bas), le GT n'a connu qu'une seule génération et une seule carrosserie : un coupé fastback deux places, décliné en deux motorisations (1,1 l et 1,9 l) et complété en 1971 par une version dépouillée, la GT/J. Sur les cinq années de commercialisation, 103 463 exemplaires ont été produits selon Wikipédia (anglais), l'encyclopédie allemande Autoexpress et Hagerty retenant le même chiffre — mais Ate Up With Motor, source de référence pour ce dossier, avance 103 464, soit un écart d'une seule unité resté sans explication trouvée dans les sources consultées (voir sources/verification-croisee.md).

Une mécanique de grande série sous une carrosserie de prestige

Le GT n'a jamais eu de plateforme propre : châssis, trains roulants et moteurs proviennent presque intégralement de l'Opel Kadett B (1965-1973) et, pour le 1,9 l, de l'Opel Rekord C (voir Les moteurs du GT — un 1,1 l Kadett et un 1,9 l « CIH » venu du Rekord). Ce choix, dicté par un objectif de prix contenu (10 000 DM visés à l'origine), explique le décalage souvent commenté entre l'image très sportive de la ligne et une mécanique en réalité assez modeste — un procédé de style « affiché » que l'on retrouve chez d'autres coupés de prestige de la même période, construits eux aussi sur des bases de grande série.

Une carrosserie fabriquée en France

Fait notable et assez peu connu en dehors des passionnés : la carrosserie du GT n'a jamais été emboutie en Allemagne. Elle est réalisée par un montage industriel franco-allemand associant le carrossier Chausson (Gennevilliers) et Brissonneau & Lotz (Creil), avant assemblage final à l'usine Opel de Bochum — voir le détail dans Une carrosserie allemande fabriquée en France — Chausson et Brissonneau & Lotz.

Le rapprochement avec la Corvette C3

Le trait le plus commenté du GT reste sa ressemblance stylistique frappante avec la Chevrolet Corvette de troisième génération (C3), lancée la même année (1968). Loin d'être une simple coïncidence de calendrier, cette parenté a une origine généalogique précise au sein des studios de style de General Motors, développée dans GT et Corvette C3 — deux « Coke bottle » nées la même année chez General Motors et La généalogie cachée du style GT — Corvair Monza, Pontiac Banshee et Mako Shark II. Aux États-Unis, où le GT est distribué par le réseau de concessionnaires Buick, cette parenté est explicitement exploitée par le marketing sous le surnom de « Baby Corvette » (voir Aux États-Unis, la « Baby Corvette » vendue chez les concessionnaires Buick).

Fin de carrière et absence de succession directe

La production s'arrête en août 1973, pour un faisceau de raisons à la fois industrielles, réglementaires et économiques détaillé dans 1973, fin de la production — les successeurs qui n'ont jamais vu le jour : refonte prévue de la plateforme Kadett, nouvelles normes de pare-chocs américaines, hausse du deutsche Mark, et surtout la perte du fournisseur de carrosserie français, absorbé par un groupe proche de Renault. Le GT n'a pas de remplaçant direct dans l'immédiat : plusieurs projets de successeur (un coupé à moteur Wankel apparenté au projet américain « Corvette 2-Rotor », un fastback 2+2 surnommé « Schwarze Witwe », un concept « GT/2 » de 1975) sont restés à l'état de prototypes. C'est le Manta, lancé dès 1970 sur un positionnement différent (coupé quatre places à vocation plus généraliste, voir Histoire générale de l'Opel Manta (1970-1988) dans le corpus opel-manta/), qui occupe ensuite le segment sportif de la gamme Opel, sans être un successeur du GT au sens strict.

Un second GT, sans rapport de conception avec l'original, réapparaît brièvement de 2007 à 2009 sous la forme d'un roadster reprenant la plateforme Kappa de la Pontiac Solstice et de la Saturn Sky (voir la fin de 1973, fin de la production — les successeurs qui n'ont jamais vu le jour) — un badge-engineering tardif qui ne partage avec le coupé 1968-1973 que le nom.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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