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§ 01 · Histoire et modèles

1970 — restylage, teintes « High Impact » et premiers effets des surprimes d'assurance

Plymouth Road Runner · 1968–1980 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une dernière année sur la carrosserie d'origine, sensiblement retouchée

Le millésime 1970 conserve la structure de caisse inaugurée en 1968 mais en revoit la face avant et arrière : nouvelle calandre, capot et ailes avant redessinés, ainsi que de fausses écopes non fonctionnelles sur les ailes arrière. Les freins à disque avant à étrier simple Kelsey-Hayes remplacent les étriers Bendix à quatre pistons, plus modestes, des deux premiers millésimes (voir Une suspension de police pour muscle car — et l'évolution des freins de 1968 à 1975). Le système Air Grabber évolue également : un interrupteur sous le tableau de bord actionne désormais un servomoteur à dépression qui fait lentement pivoter l'écope vers l'avant, révélant des décalques en forme de dents de requin de part et d'autre (voir L'Air Grabber — un capot à écope mobile actionnée depuis l'habitacle).

Les teintes « High Impact », signature visuelle de l'époque

Cette année voit également l'arrivée au catalogue Road Runner des célèbres teintes vives dites « High Impact », aux noms évocateurs comme In-Violet, Moulin Rouge ou Vitamin C — une signature esthétique commune à l'ensemble des muscle cars Chrysler de la période et documentée plus en détail, décalques compris, dans Décalques, tête d'oiseau et teintes « High Impact » — une signature graphique qui change chaque année. Une boîte manuelle trois rapports devient la transmission de série (la boîte quatre rapports et la TorqueFlite automatique passant toutes deux en option), tandis que la gamme moteur reste inchangée par rapport à 1969.

Le chant du cygne du cabriolet

1970 est aussi la dernière année du cabriolet Road Runner, dont la production chute à seulement 834 exemplaires (dont trois seulement, plus une unité livrée au Canada, avec le moteur Hemi selon Wikipédia EN) — un déclin qui préfigure l'abandon pur et simple de cette carrosserie dès l'année suivante.

Les ventes fléchissent nettement, entre surprimes d'assurance et concurrence interne

Après le pic de 1969, les ventes du Road Runner refluent sensiblement : Ate Up With Motor avance 41 484 unités, Wikipédia EN évoque « environ 41 000 », quand Muscle Car Club détaille un total plus élevé de 43 404 exemplaires (15 716 coupés, 24 944 hardtops, 824 cabriolets et 1 920 Superbird) — cette dernière source intégrant la production de la Superbird au décompte global du Road Runner, ce qui explique très probablement l'écart : 43 404 moins 1 920 Superbird donnent très exactement 41 484, le chiffre avancé par Ate Up With Motor pour la seule gamme Road Runner « classique ». Les deux causes identifiées par les sources sont convergentes : la multiplication des surprimes d'assurance frappant les jeunes conducteurs de voitures puissantes, et l'arrivée d'une concurrence interne inattendue avec la compacte Duster 340, dont le petit-bloc 275 ch, plus léger et bien moins cher à assurer, rivalise sans peine avec le 383 du Road Runner pour un tarif encore inférieur (un modèle déjà documenté dans duster-1970-succes-commercial-derive-low-cost-barracuda, dossier plymouth-barracuda/).

La déclinaison Superbird, un chapitre à part entière

C'est également en 1970 que Plymouth commercialise sa propre version aérodynamique extrême destinée à l'homologation NASCAR, la Superbird, construite sur la base du Road Runner mais dotée d'un nez conique allongé et d'un immense aileron sur mât repris de la Dodge Charger Daytona de la marque sœur. Ce chapitre à part entière, qui déborde largement du strict cadre commercial du Road Runner, fait l'objet d'un traitement dédié dans l'ensemble de ce dossier — voir en particulier La carrosserie de la Superbird — un nez de Road Runner emprunté... à la Dodge Coronet pour sa conception, La saison 1970 en NASCAR — Pete Hamilton remporte le Daytona 500, Petty domine le championnat pour sa carrière sportive, et Le paradoxe Superbird — reine sur les ovales, invendable chez les concessionnaires pour son paradoxal échec commercial auprès du grand public.

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Provenance de cette fiche
Site source
ateupwithmotor.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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