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§ 01 · Histoire et modèles

Millésime 1984 — le restylage phase 2 et l'arrivée tant attendue du Turbo essence

Renault Fuego · 1980–1986 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un restylage de mi-carrière classique

Pour le millésime 1984 (à partir d'octobre 1983), Renault fait évoluer sa Fuego sans bouleverser son architecture : nouvelle calandre, nouveaux pare-boues, garnitures en plastique sur les boucliers, nouveau dessin de jantes, sellerie et coloris repensés (les teintes d'habitacle deviennent désormais liées à la couleur extérieure plutôt que personnalisables), et surtout un nouveau tableau de bord dit « visière » sur les versions à conduite à gauche. La GTL, jusqu'alors motorisée par le petit bloc 1,4 litre, reçoit une version « dégonflée » à 73 ch du 1,6 litre de la GTS — un choix dicté par la volonté de ne pas cannibaliser cette dernière tout en améliorant l'agrément de l'entrée de gamme.

Le Turbo essence : la version qui aurait dû exister dès le début

La nouveauté la plus commentée de ce restylage est cependant l'arrivée, enfin, d'une version réellement sportive : la Fuego Turbo, motorisée par un bloc Cléon-Alu de 1 565 cm3 turbocompressé développant 132 ch et 200 N m de couple — voir Le moteur Turbo essence 1 565 cm3 — une première pour un modèle Renault de grande diffusion, pas pour la marque pour le détail technique de ce moteur et sa juste place dans l'histoire de la suralimentation chez Renault. Vendue 89 500 francs à son lancement, elle atteint 200 km/h et abat le 1 000 mètres départ arrêté en moins de 31 secondes — des performances honorables, quoique nettement en retrait de celles de la R5 Turbo 2 et ses 160 ch, alors proposée à peine plus cher (95 000 francs), une proximité tarifaire qui questionne rétrospectivement la cohérence de gamme interne de Renault sur cette période.

Le Turbo bénéficie d'un équipement à la hauteur de ses ambitions : jantes aluminium BBS « nid d'abeille » de 14 pouces, quatre freins à disque (contre tambours à l'arrière sur le reste de la gamme), intérieur intégralement velours, ordinateur de bord à huit fonctions, rétroviseurs électriques, climatisation, sellerie cuir en option avec losange brodé sur les sièges avant, et surtout une ouverture centralisée par télécommande infrarouge — voir Le PLIP — la Fuego, première voiture au monde à verrouillage centralisé par télécommande. Elle se distingue visuellement par de gros autocollants « TURBO » au bas des flancs et un badge identique apposé en vitrophanie à la base du hayon bulle.

Une réponse jugée trop tardive face à la vague GTI

Ce restylage permet enfin à la Fuego d'afficher une sportivité conforme à son nom et à sa ligne. Mais le contexte commercial a déjà basculé : la déferlante des GTI (Volkswagen Golf GTI, Peugeot 205 GTI, Renault 5 Turbo elle-même) a redéfini les attentes du marché autour de rapports poids-puissance que la Fuego, plus lourde et pénalisée par son architecture à moteur avant longitudinal hérité de la R18, ne peut égaler. Le restylage 1984, aussi abouti soit-il, arrive trop tard pour inverser durablement la trajectoire commerciale du modèle — voir 1985-1986 — la fin de la carrière européenne, sans successeur direct. Le restylage introduit également, sur certains marchés à conduite à gauche, une GTX équipée du bloc 2 165 cm3 à injection de 116 ch, dérivé de celui de la Renault 25.

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Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org (CC BY-SA 4.0), en.wikipedia.org (CC BY-SA 4.0), planeterenault.com, theoriginals.renault.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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