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§ 02 · Moteur

Le V8 Rover chez les autres — Morgan, TVR, Marcos, hot-rodders et une confusion tenace avec le V8 de F1 Repco

Rover P6 & SD1 · 1963–1977 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un moteur vendu par Rover à qui voulait bien l'acheter

Au-delà de son usage dans les Rover P5B (voir Le V8 Buick sur la P5B — caractéristiques techniques d'une première chez Rover, dossier rover-p4-p5/), P6 3500 puis SD1 (voir Avril 1968 — le V8 s'installe dans la baie moteur imaginée pour une turbine), Rover commercialise directement ce V8 léger en aluminium auprès de petits constructeurs britanniques indépendants, faisant de lui l'un des moteurs de préparation les plus employés outre-Manche — un rôle comparable à celui du petit-bloc Chevrolet aux États-Unis. La liste des utilisateurs est longue : le Morgan Plus 8 (1968-1990, le tout premier client extérieur), le Land Rover Range Rover dès 1970, la MGB GT V8 (voir Le V8 Rover — un moteur Buick abandonné, ressuscité par hasard sur un quai de Floride, dossier mg-b/), le Triumph TR8, le TVR 350i puis toute la lignée TVR ultérieure, la Marcos Mantula, ou encore des utilitaires Freight Rover Sherpa. Ce même moteur trouve même un débouché militaire finlandais insolite, motorisant le blindé léger Sisu NA-140 BT. Sur cette base 3,5 litres d'origine, différents constructeurs et préparateurs britanniques développeront par la suite des versions portées à 3,9, 4,0, 4,2, 4,3, 4,4, 4,5, voire 5,0 litres, principalement chez Land Rover (Range Rover, Discovery) et chez TVR (Griffith, Chimaera).

Une adoption méconnue côté Land Rover, déjà documentée ailleurs dans ce corpus

Le premier prototype de Land Rover propulsé par ce V8 — le fameux « Golden Rod », conçu en Californie à l'initiative de l'Américain Bruce McWilliams avant même son adoption officielle sur la P6 — fait l'objet d'une fiche dédiée dans ce corpus : voir Le V8 « Stage One » et l'histoire méconnue du prototype « Golden Rod » (dossier land-rover-series/), non reprise ici. Cette histoire californienne illustre, indépendamment du récit de la découverte du moteur chez Mercury Marine (voir Le V8 Buick abandonné par General Motors — qui l'a vraiment trouvé chez Rover ?), le rôle disproportionné qu'a joué la filiale nord-américaine de Rover dans la promotion interne de ce moteur venu des États-Unis.

Une confusion fréquente à démêler : ce V8 n'est pas celui de Repco en Formule 1

Une idée reçue, relayée jusque dans une partie de la presse spécialisée, voudrait que le V8 de Formule 1 Repco — moteur australien qui propulse les Brabham victorieuses des championnats du monde pilotes et constructeurs 1966 et 1967 — dérive du même bloc Buick/Rover. C'est inexact : si les deux moteurs américains de l'époque (le bloc Buick repris par Rover, et le bloc Oldsmobile de la même génération) se ressemblent fortement par leur taille, leur matériau et leur apparence générale, ils diffèrent sur un détail technique décisif — le nombre de goujons de fixation par cylindre autour de chaque chambre de combustion, cinq pour le bloc Buick/Rover, six pour le bloc Oldsmobile. Cette différence, voulue à l'origine par Oldsmobile pour supporter les culasses renforcées de sa version turbocompressée « Jetfire », rend le bloc Oldsmobile seul compatible avec les culasses six-goujons du V8 de course Repco RB620 — le V8 Rover ne pouvant tout simplement pas les recevoir.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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