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§ 01 · Histoire et genèse

Générations I et II (V10, 1982-1986 ; V20, 1986-1991) : les années « format japonais »

Toyota Camry · depuis 1982 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

V10 : une diffusion mondiale immédiate

Contrairement à la Celica Camry qui n'avait jamais quitté le Japon, la première vraie Camry (V10) s'exporte dès son lancement vers l'Australie, l'Europe et les États-Unis. Les ventes américaines démarrent en mars 1983 (exportations depuis janvier) : 128 000 unités écoulées dès 1985, disponibles en berline ou hayon, avec une boîte manuelle à cinq rapports ou une automatique à quatre rapports en option couplée au 2,0 L à injection.

Un épisode méconnu éclaire le contexte industriel de cette génération : en mai 1980, Toyota propose à Ford une coentreprise pour produire la Camry dans une usine du groupe américain et la distribuer sous les deux badges. Ford, alors en plein développement de ce qui deviendra la Ford Tempo, juge le projet concurrent de son propre programme et les négociations s'enlisent jusqu'à leur rupture en juillet 1981 — la même année où le Japon s'impose, sous la pression de Washington, un plafond volontaire d'exportations automobiles vers les États-Unis. Cette impasse pousse Toyota vers d'autres solutions : la coentreprise NUMMI avec General Motors dès 1984 (pour la Corolla), puis surtout l'implantation d'une usine 100 % Toyota à Georgetown, dans le Kentucky, décidée pour la génération suivante de Camry (voir Comment le Kentucky a obtenu la première usine Toyota à 100 % aux États-Unis (1985-1986)).

V20 : le premier break, la première usine hors du Japon, la première Lexus

Lancée en août 1986 au Japon, la V20 introduit le premier break Camry destiné à l'export (jamais commercialisé sous ce nom au Japon même) et une version hardtop quatre portes réservée à la Vista jumelle, étendue à la Camry en 1988. Deux jalons industriels majeurs marquent cette génération :

  • Melbourne, février 1987 : le montage de la V20 démarre à l'usine Australian Motor Industries de Port Melbourne, un investissement de 115 millions de dollars australiens — la toute première Camry assemblée hors du Japon.
  • Georgetown, mai 1988 : Toyota Motor Manufacturing Kentucky commence la production de la V20, première usine entièrement détenue par Toyota aux États-Unis (voir le dossier dédié, 26 mai 1988 : la première Camry made in USA, et la montée en puissance de Georgetown). Le premier caractère du numéro de série (VIN) permet de distinguer une Camry japonaise (« J ») d'une Camry américaine (« 4 ») ; la part de berlines assemblées aux États-Unis augmente ensuite chaque année, les breaks restant importés du Japon.

Sur le plan mécanique, la transmission intégrale permanente All-Trac apparaît en 1988 (associée dans un premier temps aux moteurs quatre cylindres, avant une version automatique en 1989 — voir All-Trac puis e-AWD : deux vies bien distinctes de la transmission intégrale Camry), aux côtés d'un nouveau V6 2,5 L, les deux options n'étant toutefois jamais combinables sur cette génération.

Enfin, la carrosserie hardtop de la Vista/Camry V20 sert de base, quasiment sans modification, à la toute première Lexus ES 250 (1989-1991) — un modèle conçu à la hâte pour étoffer un catalogue Lexus naissant, le temps que la berline amirale LS 400 ne porte seule la nouvelle marque de luxe. Ce lien de parenté entre Camry et Lexus ES se prolongera sur plusieurs générations suivantes.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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