Aller au contenu
§ 12 · Culture documentation

L'équipe d'assistance du titre mondial 1973 — les mécaniciens de l'ombre

Alpine A110 (Berlinette) · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Dans tous les sports mécaniques, les vedettes sont les voitures et les équipages ; les équipes d'assistance, elles, restent dans l'ombre alors qu'elles sont pourtant indispensables à la performance. Retour sur quelques figures de l'équipe d'assistance qui a permis à Alpine de décrocher le titre mondial des rallyes 1973 (voir 1973 — Alpine, premier champion du monde des rallyes constructeurs).

Gilbert Harivel, chef d'orchestre de la première équipe d'assistance professionnelle

À la tête des mécaniciens se trouve Gilbert Harivel, qui a débuté sa carrière chez Alpine en 1963 — il travaillait auparavant au garage Renault de Jean Rédélé lui-même (voir Jean Rédélé, concessionnaire Renault et pilote — la genèse d'Alpine (1922-1955)). D'abord affecté aux prototypes engagés aux 24 Heures du Mans et aux monoplaces (voir De l'A106 à l'A108 puis à l'A110 — la filiation technique des berlinettes Alpine pour la victoire d'un prototype Alpine aux 24 Heures 1964), il intègre l'équipe rallye en 1970. Sur le seul Monte-Carlo 1973, l'assistance qu'il dirige compte 25 mécaniciens et 1 200 roues de rechange. Le retour d'Alpine sur circuit l'éloignera par la suite des spéciales.

Patrick Caron

Recruté par Gilbert Harivel en 1970, Patrick Caron est immédiatement intégré au service rallye. Lors du Rallye de Suède 1973, alors qu'il conduit un camion d'assistance sur une route fraîchement déneigée, il s'embourbe dans un fossé sans pouvoir s'en sortir seul — dans une époque sans téléphone portable, il ne peut qu'attendre, jusqu'à ce qu'un tracteur passant par là le dégage en moins de trente minutes, lui permettant de rejoindre le point d'assistance à temps. Il rejoint ensuite Boulogne-Billancourt pour travailler sur l'A310 en rallycross.

Jacques Duval

Entré chez Alpine dès 1939, au service du père de Jean Rédélé, Jacques Duval participe à tous les grands événements de la marque, en particulier les prototypes d'endurance — une ancienneté qui en fait, de très loin, le plus ancien membre de cette équipe.

Alain « Coco » Prié

Entré chez Alpine en 1964, en pleine période de recrutement massif de l'entreprise, Alain Prié accouple les moteurs des voitures de série en semaine et s'occupe des voitures de rallye le week-end. Après les berlinettes puis les A310 en rallye, il rejoint le programme d'endurance, tout en suivant en parallèle les développements de la Renault 5 Alpine puis de la R5 Turbo.

Gaston Ridel

Déjà présent chez Rédélé à la naissance de la marque, Gaston Ridel intègre le service compétition dès l'époque de l'A108. Spécialiste des boîtes de vitesses, il améliore le verrouillage des boîtes 364 (voir Boîtes de vitesses de l'A110 — de série et en compétition), avant d'être victime d'un accident de la route qui l'éloigne des rallyes jusqu'au Tour de Corse 1973.

Le renouvellement du parc d'assistance grâce à Renault

L'apport financier de Renault, dont la prise de participation majoritaire dans Alpine date précisément de cette même année 1973 (voir Le rachat d'Alpine par Renault (1972-1978) — de la grève à la prise de participation majoritaire), permet le renouvellement du parc de véhicules d'assistance : les fourgons Renault SG2 historiques sont désormais épaulés par des Renault 16 pour les interventions rapides.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
lesalpinistes.com (auteur Fabien Cuvillier)
Date d'extraction
12 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci