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§ 01 · Histoire et modèles

Renzo Rivolta — biographie, des réfrigérateurs Isothermos à la fondation d'Iso

Iso Rivolta / Grifo · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un ingénieur né dans l'industrie

Renzo Rivolta naît le 5 septembre 1908 à Desio, petite ville au nord de Milan. Bien éduqué et polyglotte, il est décrit par ses contemporains comme un entrepreneur fortuné et passionné d'automobiles, réputé pour sa formule : il ne prenait plaisir au volant qu'« au-delà de 120 mph » (193 km/h) — un trait de caractère qui éclaire rétrospectivement son choix ultérieur de bâtir des grand tourisme rapides plutôt que des utilitaires. Il vit à Bresso, dans la banlieue milanaise, dans une demeure entourée de jardins et jouxtant les usines de son groupe.

Isothermos : une entreprise de réfrigération avant d'être un constructeur automobile

En 1939, Renzo Rivolta rachète Isothermos, une fabrique de radiateurs électriques et de groupes frigorifiques implantée à Bolzaneto, dans la banlieue de Gênes. L'usine est détruite par un bombardement en 1942 et l'activité est alors transférée à Bresso, près de Milan, où le groupe restera implanté jusqu'à la fin de son histoire automobile. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Rivolta réoriente son entreprise vers un marché en plein essor : les deux-roues motorisés. Renommée Iso Autoveicoli vers 1950, la société devient le troisième constructeur italien de deux-roues, derrière Vespa (Piaggio) et Lambretta (Innocenti), avec des scooters, motos et petits triporteurs utilitaires (Isoscooter, Isocarro, Isomoto, Isosport).

De la microvoiture Isetta au virage vers le grand tourisme

En 1952, Renzo Rivolta développe le concept de l'Isetta, qu'il décrit lui-même comme « moitié moto, moitié voiture » — un véhicule pensé pour combler l'écart entre la moto et la Fiat 500 Topolino, alors la voiture la moins chère du marché italien (voir Genèse de l'Isetta — Ermenegildo Preti, Pierluigi Raggi et la porte-façade). Faute de succès commercial suffisant en Italie, Rivolta choisit de céder des licences de fabrication à l'étranger, dont la plus retentissante est celle accordée à BMW, qui en tire un modèle qui contribuera à la sauver de la faillite (voir L'épisode BMW : comment la licence de l'Isetta italienne a aidé à sauver BMW de la faillite (1955-1962)). Dégagé de l'activité microvoitures et deux-roues au début de 1957, Rivolta engage alors son entreprise dans une direction radicalement différente : la construction de grand tourisme de luxe visant un marché à mi-chemin entre l'école allemande/américaine et l'école italienne du genre. Cette ambition se concrétise en 1962 avec la présentation de l'Iso Rivolta IR 300 (voir Genèse et production de l'Iso Rivolta IR 300/IR 340 (1962-1970)), motorisée par un V8 Chevrolet — un choix qui deviendra la signature de la marque jusqu'à sa disparition.

Une gestion rongée par le stress et une mort précoce

Le lancement commercial de l'IR 300 aux États-Unis se heurte rapidement à des difficultés : l'importateur américain n'aurait pas honoré un accord portant sur l'écoulement de 50 coupés par mois, fragilisant d'emblée l'équilibre financier du projet. Selon plusieurs biographes automobiles, le stress accumulé par cette situation et par l'endettement croissant de l'entreprise aurait précipité la mort de Renzo Rivolta, terrassé par une crise cardiaque en plein Milan à l'été 1966, quelques jours avant son 58ᵉ anniversaire (voir le détail des sources sur la date exacte dans La mort de Renzo Rivolta (août 1966) et la succession de Piero Rivolta). Son fils Piero Rivolta, tout juste diplômé d'un doctorat en ingénierie mécanique et âgé de seulement 25 ans, lui succède à la tête de l'entreprise.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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