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§ 01 · Histoire et modèles

F48 (2015) : la rupture technique majeure — le X1 bascule à la traction avant sur plateforme UKL2

BMW X1 · depuis 2009 · 3 min de lecture · extraite le 14 sept. 2026

L'annonce du 2 juin 2015

BMW dévoile la deuxième génération du X1 le 2 juin 2015 (communiqué officiel diffusé simultanément à Woodcliff Lake, dans le New Jersey, pour le marché américain), avec une commercialisation fixée au 24 octobre 2015 au Royaume-Uni. Le communiqué américain présente le nouveau modèle comme prenant la suite d'un premier X1 déjà solidement installé : 730 000 exemplaires vendus dans le monde à cette date selon BMW (dont 61 974 aux États-Unis), un chiffre à mettre en regard du total final de production de l'E84 une fois sa carrière achevée, à 820 529 unités selon l'infobox de Wikipédia anglophone — deux mesures prises à des moments différents plutôt qu'une contradiction entre les sources.

Le changement architectural le plus profond de l'histoire du modèle

C'est sur cette deuxième génération, baptisée en interne F48 (F49 pour la version à empattement long chinoise), que se joue la rupture technique la plus significative de toute la carrière du X1 : l'abandon de l'architecture à propulsion héritée de la Série 3 E90 (voir E84 (2009-2015) : le X1 d'origine, un SUV compact bâti sur l'architecture à propulsion de la Série 3) au profit de la plateforme modulaire à traction avant UKL2, déjà déployée sur la troisième génération de Mini et sur les monospaces compacts Série 2 Active Tourer/Gran Tourer. Le X1 F48 partage ainsi son architecture technique avec le Mini Countryman de deuxième génération (F60, lancé en 2016) — une parenté documentée en détail du point de vue de la plateforme elle-même dans La plateforme UKL — comment la Mini est devenue le produit pilote de la stratégie petites voitures de BMW (dossier mini-bmw-r50-f56/, lecture seule) et du point de vue de la gamme Mini concernée dans Au-delà du hatchback — Clubman, Countryman, Paceman, Coupé/Roadster et Aceman (même dossier). Cette même parenté UKL2 est documentée plus en détail du point de vue du Countryman lui-même dans le dossier qui lui est consacré (voir F60 et U25 sur plateforme UKL2/FAAR : le Countryman, cousin technique direct du X1, du X2 et de la Série 1, dossier mini-countryman/).

Les raisons d'un choix stratégique assumé

Selon la presse spécialisée reprenant les éléments de communication de BMW, ce choix n'a rien d'accidentel : la plateforme à traction avant permet une meilleure habitabilité à gabarit extérieur égal (moteur transversal, tunnel de transmission allégé), une mutualisation des coûts de développement avec Mini et les monospaces Série 2, ainsi qu'une flexibilité industrielle jugée nécessaire par BMW pour atteindre des objectifs de vente toujours plus ambitieux sur le segment compact. Le badge sDrive, déjà présent sur l'E84, change alors radicalement de sens : il continue de désigner un X1 à un seul essieu moteur, mais cet essieu est désormais l'essieu avant et non plus l'essieu arrière (voir le détail de ce retournement de nomenclature dans sDrive avant, sDrive arrière : un même badge, deux essieux moteurs différents selon la génération).

Une évolution qui prépare le terrain plutôt qu'un cas isolé

Ce même choix d'architecture UKL/UKL2 sera repris quelques années plus tard par la BMW Série 1 elle-même, dans sa quatrième génération (F40, 2019), qui abandonne à son tour la propulsion pour la traction avant — une rupture technique analogue, touchant cette fois le cœur historique de la gamme berline BMW plutôt qu'un SUV encore jeune.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org ; press.bmwgroup.com ; newatlas.com
Date d'extraction
14 sept. 2026
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