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§ 01 · Histoire et modèles

L'Eldorado Brougham 1959-1960 — assemblage par Pininfarina à Turin, chant du cygne du modèle

Cadillac Eldorado · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une seconde génération pour réduire les coûts de main-d'œuvre

Face aux pertes financières de la première génération (voir L'Eldorado Brougham 1957-1958 — genèse d'une berline manifeste, quasi fabrication artisanale), Cadillac introduit en janvier 1959 une seconde génération de l'Eldorado Brougham, styliquement plus sage que la précédente mais toujours facturée plus de 13 000 $. Pour réduire les coûts de fabrication, largement liés à la main-d'œuvre nécessaire à un montage quasi artisanal, Cadillac confie l'assemblage de la carrosserie au carrossier italien Pininfarina, à Turin — la voiture restant dessinée aux États-Unis par les studios de style de Détroit, seul l'assemblage étant délocalisé en Italie.

Une ligne de toit qui influencera toute la gamme Cadillac

Selon l'ancien designer General Motors Pierre Ollier, cité par Ate Up With Motor, la nouvelle ligne de toit de la Brougham 1959-1960 — dépourvue du pare-brise panoramique et des montants avant obliques (« dogleg ») des autres Cadillac 1959-1960 — est due à Dave Holls, alors styliste en chef adjoint de Cadillac. Cette ligne de toit sera reprise ensuite par plusieurs autres modèles de la gamme General Motors à carrosserie C-body. Selon la même source, Chuck Jordan et Dave Holls avaient un temps envisagé de supprimer purement et simplement les ailerons arrière de la Brougham ; Harley Earl, consulté, s'y oppose et exige leur maintien au stade de la maquette en argile.

Un contrat limité à une centaine d'exemplaires par an

Le contrat liant Cadillac à Pininfarina prévoit, selon les sources consultées, une production plafonnée à environ 100 exemplaires par an. Dans un contexte économique encore marqué par la récession de 1958, la Brougham 1959-1960 n'est pas activement promue par Cadillac : la production totale s'élève à 99 exemplaires pour 1959 et 101 exemplaires pour 1960, dans les deux cas très proche du plafond contractuel. Compte tenu du coût du transport transatlantique et de la spécificité de la carrosserie, du vitrage et de la garniture propres à ce modèle, il est peu probable — sans qu'aucune source consultée ne confirme un chiffre précis — que Cadillac ait dégagé un profit sur cette seconde génération non plus.

La fin d'un modèle, dans l'ombre du déclin du Continental Mark II

Dès le milieu de l'année 1959, l'avenir de la Brougham est compromis : Ford a déjà renoncé au Continental Mark II, absorbant la division Continental au sein de Lincoln. L'Eldorado Brougham est retirée du catalogue après le millésime 1960, en même temps que le coupé Eldorado Seville (voir L'Eldorado 1954-1956 — d'une pièce de vitrine à un modèle reproductible, naissance des noms Biarritz et Seville) — ne subsiste alors que le cabriolet Eldorado Biarritz, qui poursuit sa carrière jusqu'en 1966. Selon Pierre Ollier, le style de la Brougham exercera néanmoins une influence stylistique durable sur la gamme Cadillac 1961.

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Provenance de cette fiche
Site source
ateupwithmotor.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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