L'inventaire de luxe de l'Eldorado Brougham — parfum Lanvin, étui à cigarettes, gobelets aimantés
Une boîte à gants pensée comme nécessaire de toilette
Au-delà des équipements mécaniques et de confort déjà exceptionnels pour l'époque (sièges à mémoire de position, ouverture centralisée des portières, œil électronique Autronic Eye anti-éblouissement, radio à transistors — une nouveauté en 1957), l'Eldorado Brougham pousse le raffinement jusque dans les moindres recoins de l'habitacle. La boîte à gants renferme, de série, un étui à cigarettes, un distributeur de mouchoirs en papier, un poudrier avec bâton de rouge à lèvres, un bâton de cologne, ainsi qu'un jeu assorti de quatre petits gobelets dorés à base aimantée, conçus pour ne pas se renverser en roulant. Un miroir occupant toute la longueur de la boîte à gants et deux liseuses encastrées complètent l'ensemble.
L'accoudoir arrière, un nécessaire de dame complet
L'accoudoir central de la banquette arrière dissimule un bloc-notes avec crayon, un miroir de courtoisie portable et surtout un atomiseur de parfum rempli d'une once (environ 28 ml) d'Arpège, Extrait de Lanvin — la maison de couture française Lanvin et son parfum emblématique de 1927 étant ainsi directement associés à l'expérience de luxe promise par la voiture. Un étui de la marque Evans, incluant peigne, miroir, étui à cigarettes, rouge à lèvres, porte-monnaie et poudrier, est également fourni — un ensemble clairement pensé pour une clientèle féminine aisée, reflet des codes de sophistication sociale de la fin des années 1950 aux États-Unis.
Une liste d'équipements de série sans équivalent dans l'industrie
Cruise control (l'un des tout premiers systèmes de régulateur de vitesse de l'industrie, déjà inauguré par Cadillac sur l'Eldorado Brougham 1957 avant d'être proposé en option sur le reste de la gamme dès 1959), ouverture automatique du coffre, verrouillage électrique des portières, climatisation, suspension pneumatique à réglage automatique (voir La suspension pneumatique de l'Eldorado Brougham — prouesse « Jet Age », fiabilité en question) : la totalité de ces équipements, optionnels ou même inexistants sur le reste de l'industrie automobile américaine de l'époque, est incluse de série dans le prix de 13 074 $ de la Brougham — une politique commerciale qui illustre la vocation de vitrine technologique du modèle plus que sa rentabilité (voir L'Eldorado Brougham 1957-1958 — genèse d'une berline manifeste, quasi fabrication artisanale pour le contexte des pertes financières que cette politique entraîne).
Un luxe qui préfigure des standards devenus courants des décennies plus tard
Plusieurs de ces équipements — mémorisation de la position des sièges, régulateur de vitesse, climatisation automatique, verrouillage centralisé — deviendront des standards répandus dans l'industrie automobile mondiale seulement plusieurs décennies plus tard. L'Eldorado Brougham de 1957-1958 en offre ainsi, avec plusieurs décennies d'avance et à un coût de fabrication que Cadillac elle-même ne pouvait pas rentabiliser, un aperçu remarquablement précoce.
Voir aussi
- L'Eldorado Brougham 1957-1958 — genèse d'une berline manifeste, quasi fabrication artisanale
- La suspension pneumatique de l'Eldorado Brougham — prouesse « Jet Age », fiabilité en question
- La construction de la carrosserie de l'Eldorado Brougham — toit en acier inoxydable et portières « suicide »
- L'Eldorado Brougham 1959-1960 — assemblage par Pininfarina à Turin, chant du cygne du modèle
- Site source
- hagerty.com
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
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